Algérie - Le dernier roman du journaliste et écrivain algérien Mohamed Benchicou, “Le mensonge de Dieu”, interdit en Algérie
Le dernier roman du journaliste et écrivain algérien Mohamed Benchicou, “Le mensonge de Dieu”, publié le 5 mai en France aux éditions Michalon, vient d’être interdit en Algérie, a annoncé lundi à l’AFP l’auteur, dont c’est le quatrième livre censuré dans son pays.
“La ministre de la Culture Khalida Toumi a demandé à ce que ne soit pas octroyé le numéro d’ISBN au roman ainsi que le dépôt légal du livre, ce qui revient à interdire sa publication”, poursuit le directeur du journal algérien Le Matin, quotidien d’opposition qu’il avait fondé en 1991 et qui est suspendu depuis 2004.
“J’avais déposé ma demande (de publication) le 19 janvier dernier”, précise-t-il. “Aucune explication n’accompagne cette censure car elle est contraire à l’article 38 de la Constitution algérienne qui garantit la liberté de création”, souligne l’écrivain, qui avait été emprisonné pendant deux ans, après la publication de son livre “Bouteflika: une imposture algérienne”, en 2004.
“La censure touche en Algérie toutes les catégories de la création et les Algériens ne peuvent créer qu’en dehors de leurs frontières”, déplore-t-il, relevant que l’interdiction de son roman intervient “à la veille de la journée mondiale pour la liberté d’expression”.
“J’ai alerté les instances internationales de cette interdiction, l’Unesco, Pen International, Reporters sans frontières”, souligne Mohamed Benchicou, qui vit entre l’Algérie et la France et se trouve actuellement à Paris pour la sortie de son ouvrage.
“Le mensonge de Dieu” doit en revanche être autorisé au Maroc et en Tunisie, où la censure a été levée depuis la révolution du jasmin, dit-il.
“L’Algérie reste aujourd’hui le dernier carré de la censure au Maghreb et nous sommes en recul par rapport à il y a 30 ans en Algérie”, regrette l’auteur de 59 ans.
Ce roman de 650 pages est une grande fresque romanesque, porté par un souffle épique, où l’écrivain retrace les destins croisés d’une famille de combattants et entraîne le lecteur sur les traces du peuple algérien de 1870 à nos jours.
Alger, Un Lieu, Une Histoire - Une ville en puzzle
Square Maillot Il se trouve dans le virage du boulevard Franklin-Roosevelt, entre la Villa Magnan (aujourd’hui centre médical de la Sûreté nationale) et le musée du Bardo. Ce square est orné de ficus géants. Dans le temps, le buste du docteur Maillot qui vulgarisa l’utilisation de la quinine contre le paludisme y trônait. D’où le nom de ce petit square dont les portes sont aujourd’hui fermées.
Immeuble Maurétania
Il se trouve à un jet de pierre de la gare de l’Agha. Ce grand bâtiment a été construit en 1952 par les architectes Georges Bize et Jacques Ducollet.
L’immeuble-barre des Dunes
L’immeuble-barre des Dunes (Mohammadia, ex- Lavigerie) a été construit en 1959 sur les plans des architectes Bellisent et Regestre.
Parc de Galland
Le parc de Galland (aujourd’hui parc de la Liberté, Bd Krim- Belkacem) a été créé en 1915 par le maire Charles de Galland à qui Alger doit aussi le square de Bab-Azzoun et le square Nelson. Plus de 85 espèces de végétaux, dont certaines très rares, y avaient été plantées.
Cheraga ou Cheragas ?
Autrefois, Cheraga se terminait par un «s». Ce village fut peuplé par des colons originaires de la région de Grasse (France). Ils y développèrent la culture des plantes à essence.
Maison de la Radio et de la Télévision
Au Bd des Martyrs (ex- Bru), du nom de l’ancien maire d’Alger dont la tombe se trouve au cimetière chrétien de Diar Essaâda. Les travaux de réalisation du bâtiment de la Radio et de la Télévision furent lancés en octobre 1955, travaux qui se poursuivront jusqu’en 1974. Conçu par les architectes parisiens Paul Tournon et Michel Joly, le suivi de ce chantier fut confié à Léon Claro.
Rue Tanger
La rue Tanger (actuellement Ahmed-Chaïb) a toujours été célèbre pour ses nombreuses gargotes. Un dicton lui colle à la «peau» : «Le matin rue Tanger, le midi rue Manger et le soir rue Danger.»
Chapelle anglicane
L’annexe de la Grande- Poste est édifiée sur le terrain d’assiette où fut érigée en 1870 la chapelle anglicane Sainte-Trinité. Après sa démolition, elle fut reconstruite sur le site du British Council, en contrebas de l’hôtel Saint- George.
Lycée Descartes
Le lycée Descartes (rebaptisé cheïkh Bouamama en 1989) a été bâti en 1934. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce lycée abrita le siège du gouvernement du général De Gaulle.
Ben Aknoun
Ben Aknoun est une altération de Bensahnoun, le vrai nom de ce propriétaire terrien turc qui possédait plusieurs hectares de terrains agricoles dans la région et qui s’étendaient jusqu’à Dely Ibrahim.
Ben Laden a été éliminé par les forces spéciales américaines
C’est une belle prise que vient d’offrir Obama au monde entier.
C’est le président Barack Obama qui a annoncé la nouvelle dimanche dernier peu avant minuit: les Etats-Unis ont tué le chef d’Al Qaîda Oussama Ben Laden lors d’une opération commando au Pakistan. Il ajoute que c’est un terroriste responsable du meurtre de milliers d’innocents. Le tout lors d’une allocution solennelle depuis la Maison-Blanche. Ce n’est qu’au lendemain du raid contre la villa dans laquelle le chef d’Al Qaîda se cachait qu’une analyse ADN a permis de confirmer sa mort. Un responsable s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a confirmé que de l’ADN prélevé sur le corps d’une des personnes tuées correspondait à celui du chef terroriste. L’ADN correspond aussi à celui de plusieurs membres de la famille de Ben Laden.
La probabilité qu’il soit celui de Ben Laden est d’au moins 99%. D’autres révélation affirment que le commando qui a mené l’assaut était prêt à le capturer vivant s’il avait accepté de se rendre. Personne ne viendra infirmer cette thèse. Les forces spéciales n’ont pas fait de prisonnier lors de l’opération. Tout s’est ensuite déroulé dans la précipitation. Même la cérémonie funéraire s’est déroulée sur le pont du porte-avions Carl-Vinson, en mer d’Oman après que son corps a transité par l’Afghanistan.
Dans le respect des traditions musulmanes, dit-on, ce qui ne satisfait guère Al Azhar. Son corps est laissé à la mer. Après la cérémonie, place aux spéculations. Y-a-t-il des menaces d’attentat contre les Etats-Unis? Pas dans l’immédiat, a déclaré la ministre de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, précisant que le pays ne relevait pas son niveau d’alerte. ´´Nous restons en état de vigilance élevée», a-t-elle déclaré. «Nous ne lancerons d’alerte que si nous recevons des informations spécifiques ou crédibles», a-t-elle rappelé. Le président Obama a prévenu ses compatriotes qu’Al Qaîda continuerait à essayer de s’en prendre aux Etats-Unis. Le département d’Etat a d’ailleurs, immédiatement appelé les ressortissants américains à la prudence à l’étranger. Il est presque certain que des terroristes vont tenter de venger Oussama Ben Laden, a averti de son côté le directeur de la CIA, Leon Panetta.
Les Américains ont raison de se méfier des représailles des partisans de l’homme le plus recherché du monde depuis dix ans et cerveau présumé des attentats du 11 Septembre. Ce fils d’une riche famille saoudienne s’est forgé un destin de financier islamiste et combattant antisoviétique en Afghanistan avant de se radicaliser pour devenir l’inspirateur d’un djihad mondial anti-occidental.
Honneur Tizi-Ouzou 23e journée JS Boukhalfa 0 - CRB Tizi-Ouzou 0
Vendredi, au stade Aiboud Ahcène de Tadmait, s’est tenue la rencontre entre la JS Boukhalfa et son voisin du CRBTO, pour le compte de la mise à jour de la 23ème journée du championnat honneur. La première mi-temps a été soldée par un score vierge de zéro partout. Une seule occasion, pour le CRBTO, a été enregistrée durant ce half, à la 35ème minute, lorsque Laliam se retrouva face au gardien de Boukhalfa, mais ce dernier, dévia le ballon en corner. A la deuxième période, les deux équipes se sont concentrées au milieu du terrain et jouèrent les contres attaques, mais aucune d’elles n’arriva à inscrire un but. Le pousse ballon dura jusqu’à la 85ème minute, alors que les supporters commençaient à jeter des bouteilles d’eau et des pierres sur le terrain, ce qui poussa l’arbitre à arrêter la partie. Notant, que sur le terrain on ne voyait aucun incident, des deux côtés, et le fair-play était de mise entre les joueurs des deux équipes aidé en cela par un bon arbitrage.
le royaume de Koukou
Un colloque international sur cette période de l’histoire est prévu à Alger en 2011, a annoncé le HCA.
Le Haut commissariat de l’amazighité (HCA) a organisé, jeudi à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, une Journée d’étude sur le royaume de Koukou fondé dans la Kabylie orientale, par Si Ahmed Belkadi au XVIe siècle. Plusieurs communications ont été présentées à l’occasion par des universitaires et des historiens. Sous le thème « Royaume de Koukou : chronologie et géographie des lieux », Oulhadj Aït Djoudi, de l’université d’Alger, a revisité dans son intervention quelques aspects historiques de cette période. Il a abordé, entre autres, les controverses ayant trait à la généalogie des Aït El Kadi.
Pour sa part, Arezki Chouitem, maître de conférences au département d’histoire (université d’Alger) s’est intéressé à la conjoncture nationale et internationale de la création de ce royaume indépendant en Kabylie, lors de la période des Ottomans et pendant l’occupation espagnole en Algérie. Il a également rappelé les raisons de la déchéance de ce royaume qui a duré pendant 2 siècles. Il citera, notamment, les rivalités familiales, le changement permanent de siège de sa capitale, l’organisation tribale et traditionnelle de la société. L’historien Mohamed Benmeddour a consacré son intervention aux aspects historiques et anecdotiques du royaume. L’écrivain Younès Adli, docteur en langues, littératures et sociétés, a intitulé sa communication : « Le royaume de Koukou, une réaction patriotique inaccomplie.
Settar Outmani, de l’université de Béjaïia devait intervenir sur les relations du royaume de Koukou avec les principaux pouvoirs politiques présents en Kabylie. Deux autres communications ont été présentées dans l’après-midi par Zinedine Kacimi, historien, directeur du Centre islamique d’Alger et Djamil Aïssani, professeur à l’université de Béjaïa. Intervenant à l’ouverture de la rencontre, le directeur de la promotion culturelle au HCA, Si El Hachemi Assad, a indiqué que cette rencontre se veut une opportunité pour «sensibiliser le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour l’octroi de bourses de doctorat aux étudiants en histoire intéressés par l’histoire de ce royaume et pour encourager la recherche et l’écriture de l’histoire sur cette période par des nationaux, en exploitant les archives existant en Algérie et à l’étranger notamment en Turquie et en Espagne».
D’autre part, il a annoncé la tenue, en 2011, à Alger, d’un colloque international sur le royaume de Koukou. Selon des historiens, le royaume de Koukou a duré pendant deux siècles. Il a été fondé au XVIe siècle par Ahmed Belkadi, un des chefs kabyles qui ont participé avec les corsaires turcs à la reprise de Béjaïa sur les Espagnols. Sa capitale est Ath Ghobri. « En 1520, Khayrad Din Barberousse décide de mener une expédition contre Ahmed Belkadi. La bataille aura lieu dans la plaine des Issers. La victoire des Kabyles sera sans équivoque et c’est avec beaucoup de chance que Barberousse conservera la vie sauve en prenant la fuite au bon moment. Victorieux, Ahmed Belkadi s’empare d’Alger où il règnera sans difficulté jusqu’en 1527. En Petite Kabylie, c’est le royaume des Aït Abbas qui résistera aux Ottomans jusqu’à l’arrivée de l’armée française».
Les écrits publics sur le royaume de Koukou sont très rares, ont indiqué des universitaires. Aujourd’hui, mis à part une colline qui surplombe Bab El Oued et quelques lieux éparpillés à travers notamment la wilaya de Tizi Ouzou, peu de choses ou presque évoquent le nom de Koukou. On n’en trouve nulle trace dans les manuels scolaires, encore moins de choses ou presque évoquent le nom de Koukou. On n’en trouve nulle trace dans les manuels scolaires, encore moins de rencontres organisées pour exhumer l’histoire de ce royaume berbère du XVIe siècle dont de nombreux historiens estiment qu’il démontrait, déjà, à cette époque-là, l’existence d’une entité nationale.
l'oasis d'Iherir
Située dans le monde fabuleux de forêts de pierre, de gorges spectaculaires et de canyons labyrinthiques au nord du Tassili n'Adjer et à 200 kilomètres de Djanet, l'oasis d'Iherir abrite
un ensemble d'habitations blotties au fond d'un canyon à 1100-1400 mètres d'altitude.
Avec le Tassili n'Adjer, la vallée d'Iherir est classée patrimoine mondial (Unesco, 1982) et réserve de l'homme et de la
biosphère (Unesco, 1986). Elle est reconnue zone humide d'intérêt mondial aux termes de la convention de Ramsar (Unesco, 2001).
C'est un monde de paysages extraordinaires, riche d'une végétation et d'une faune variées et parfois endémiques, où les oueds permanents sont le dernier refuge des poissons, en plein Sahara.
C'est aussi un très haut lieu de l'art rupestre protoberbère.
Cette région de plateaux procure fraîcheur en été et assure des écarts de températures modérés en hiver.
A proximité d'Ihérir et de gueltas verdoyantes, on peut découvrir un village, aujourd'hui abandonné, qui fut pendant des années le village d'été des habitants d'Ihérir. Quelques rares familles
viennent récolter les dattes sur ces lieux, mais n'y habitent pas...
Iherir est une merveille pour les Touaregs eux-mêmes, pour les randonneurs curieux, et pour les scientifiques de tous horizons : géologues, naturalistes, préhistoriens...
La gazelle dorcas
La conservation des forêts de la wilaya de Tissemsilt et les associations à vocation écologique oeuvrent à la protection de la gazelle “dorcas” dont le nombre est en diminution constante. Parmi ces efforts, il a été procédé à la programmation, pour les années 2011 et 2012, d’une étude qui sera menée par des spécialistes dans le domaine de la faune, visant à recenser le nombre de gazelles “dorcas” dans la région et à contrôler ses déplacements à travers le territoire de la wilaya, a affirmé le conservateur des forêts, M. Abderrahmane Taleb. Cette étude porte sur l’élaboration d’une carte déterminant les zones de répartition de cette espèce animalière et permet d’émettre des propositions, en vue de reconvertir, à l’avenir, les sites abritant ce genre de gazelles en réserves naturelles contribuant ainsi à sa protection et à son contrôle
La gazelle dorcas ou gazelle Dorcade (Gazella dorcas) est une espèce de gazellefamille des bovidés qui vit dans le Sahara, elle est le plus petit des bovidés de la sahariens.
La gazelle dorcas est petite, elle mesure 53 à 65 cm au garrot pour un poids de 12 à 25 kg, la femelle étant légèrement plus petite et plus légère que le mâle. Le ventre et la croupe sont blancs, la queue est noire, le reste du pelage est fauve, avec une bande plus foncée délimitant les zones ventrale et dorsale. Cette zone foncée n'est pas toujours visible sur les animaux éloignés, de plus cette zone foncée peut être confondue avec une ombre. Un trait foncé part du coin de l'oeil vers la narine comme un trait de maquillage. Les grandes oreilles blanches à l'intérieur sont veinées de noir. Les cornes des mâles sont en forme de lyre, celles des femelles sont plus courtes, plus fines et presque droites.Espèce saharo-arabique, elle vit dans tout le Sahara, Algérie,Tunisie à l'exception du centre de la Mauritanie. Elle est active le jour, en dehors des heures trop chaudes pendant lesquelles elle aime se reposer à l'ombre d'un acacia ou d'un Maerua crassifolia. Les gazelles dorcas vivent en petits groupes de quelques individus aussi bien dans la oueds, les dunes que les zones rocheuses.Les gazelles dorcas sont herbivores, elles consomment des graminées, diverses plantes basses et également les feuilles d'arbres comme les acacias. Elles peuvent se passer d'eau pendant très longtemps trouvant l'eau dans les plantes, dans le nord du Sahara certaines gazelles peuvent complètement se passer d'eauTrès rapides à la course, elles peuvent courir à une vitesse maximale de 65 km/h. Dès qu'elles sont effrayées, elles détalent pour se mettre hors de portée de ce qui leur paraît être un danger. Très agiles, elle s'amusent austotting : un rebond, sorte de saut. Leur prédateur est le guépard.Espèce protégée, sa population est estimé entre 35 000 et 40 000 animaux.
mausolée à l'abandon
Ci-contre le mausolée de Massinissa, roi Amazigh et premier roi de la Numidie unifiée. Son nom a été retrouvé dans son tombeau à Cirta, l’actuelle Constantine. Il est né vers 238 av. J.-C. dans la tribu des Massyles (Mis Ilès) et meurt début janvier 148 av. J.-C.
L’implantation géographique de la Soumâa, par rapport à la carte de la Numidie, et surtout de sa capitale Cirta, son type d’architecture, son mobilier funéraire, découvert en plus de l’ossement humain, font de lui une référence de l’histoire du royaume numide. Souvent décrit comme mausolée de Massinissa, faisant partie de ces structures monumentales qui avaient tant focalisé l’intérêt des chercheurs, il a fait l’objet de plusieurs observations jusqu’à une période récente, et suscite toujours un plus grand intérêt, grâce à son état de conservation, et aux réponses qu’elle peut apporter.
Aujourd’ hui des vaches broutent paresseusement les herbes folles qui « agressent » l’imposant monument de pierre trônant sur une colline dominant fièrement la ville d’El Khroub qui s’étend au loin. La construction en question, servant de pâtis à des génisses, n’est autre que le tombeau de Massinissa, le roi légendaire de la Numidie heureuse, ou « Soumâat bliss » (mausolée de Satan), comme certains continuent encore à l’appeler, empruntant cette très vieille appellation aux ancêtres qui l’avaient côtoyé sans jamais avoir pu percer ses secrets, d’où ce surnom mystique, certainement inspiré du mystère du lieu et de la peur de l’étrange qui l’entoure.
Le mausolée, situé à 16 km de Constantine et à 4 km au Nord-est d’El Khroub est placé à l’intersection des voies qui reliaient, selon un document d’archives, Cirta, la capitale Numide, à Théveste (Tébessa), Calama (Guelma) et Sitifis (Sétif). Les travaux de fouilles et d’explorations engagés après sa découverte en 1915-1916 par la société archéologique de l’époque, ont révélé un caveau de 2 m sur 1 m orienté du Nord-est au Sud-ouest.
Ce caveau de 1,12 m de profondeur, établi au-dessus de l’assise des fondations, était couvert de dalles de 40 cm d’épaisseur, encadrées de pierres de taille. Le fond n’était dallé que sur l’angle Nord-ouest, lit- on sur le même document.
Le tombeau qui formait deux compartiments superposés, séparés par des dalles, contenait trois urnes intactes et les débris de plusieurs autres ainsi que divers autres objets oxydés et en morceaux, dont des armes, un casque, une tunique, des fers de lances et des javelots. Les pierres du mausolée étaient de style mixte gréco-punique, importées à Cirta par des ouvriers grecs et carthaginois qui y furent employés par les rois de Numidie, principalement par Massinissa et son fils aîné Micipsa (3ème et 2ème siècle avant JC), selon Mlle Chadia Khelfallah, directrice du musée national de Constantine.
Le caveau ou devait reposer, selon certains documents, la dépouille mortelle du roi Numide Massinissa, qui régna pendant 60 ans avant de mourir, en l’an 148 à Cirta, n’a aucune communication avec l’extérieur. Il est situé au milieu d’un soubassement en pierres brutes de 10,50m de côté et de 2,80 m de hauteur comprenant cinq niveaux de pierres taillées lesquelles, si elles ont résisté aux éléments naturels et à l’usure du temps, n’ont cependant pas pu se préserver des effets dévastateurs dus à l’inconscience de l’homme et à sa négligence.
Bien qu’il ait fait l’objet d’une restauration somme toute assez sommaire, qui a néanmoins coûté une enveloppe assez conséquente au trésor public, ce patrimoine en « perdition », à défaut d’accueillir des touristes, demeure à l’état d’abandon, livré aux dégradations, sans aucune protection
Des troupeaux de vaches et de moutons, des meutes de chiens fréquentent les lieux en quête d’une nourriture devenue abondante en raison de la prolifération des déchets et des ordures de tout genre jonchant l’endroit. Un site qui se retrouve, la nuit tombée, plongé dans l’obscurité, les lampadaires ayant été saccagés, ce qui contribue à créer un climat d’insécurité pour les visiteurs qui, de ce fait, se raréfient.
Une situation qui devrait cependant connaître une « amélioration sensible », selon le président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’El Khroub, M.Mohamed-Seddik Hemaïzia, qui a affirmé à l’APS que des contacts sont en cours avec une entreprise spécialisée pour le remplacement des lampadaires vandalisés, et qu’une « vaste opération de désherbage » allait être entreprise « dès cette semaine » tout autour du site. Une action qui constitue, selon un citoyen, « un minimum » pour un monument représentant un pan important du patrimoine matériel du pays.
alger d'antan
Institut Pasteur d'Algérie, hôpital Maillot, Villa du Traité, des structures chargées d’histoire. Remontons le fil du temps, sur les traces de la mémoire.
L'Institut Pasteur d'Algérie (El-Hamma)
Avant de prendre ses quartiers sur les hauteurs du Hamma, à un jet de pierre du Jardin d’essai et du Musée national des
beaux-arts, l’Institut Pasteur d'Algérie se réduisait à un simple laboratoire dans les jardins de l'université d’Alger. C’est là, dans un pavillon, que les professeurs Soulier et Trolard
préparaient sérum et vaccin pour lutter contre le paludisme et d’autres maladies. Il était urgent de créer un espace moins exigu. D’où la décision du gouverneur Jonnart de solliciter l’institut
Pasteur de Paris pour l’aménagement d’une filiale à Alger. En 1910, l’Institut Pasteur d'Algérie fut inauguré sur les hauteurs du Hamma, avec à sa tête le docteur Edmond Sergent. Ce n’est pas
pour autant que l’annexe de vaccination de l’avenue Pasteur fut fermée. Au contraire, et afin d'encourager la recherche, une station expérimentale fut construite dans la Mitidja ainsi qu’un
laboratoire à Biskra.
L’hôpital Maillot (Bab-El-Oued)
C’est l’ancien palais d’été du dey Hassan Pacha. En 1917, l'hôpital du Dey fut rebaptisé François-Clément Maillot, du nom du médecin qui
codifia l’usage de la quinine contre le paludisme en 1834.
La Villa du Traité (El- Biar)
Devenue un centre médical, cette magnifique demeure se situe à la rue Ali-Lamamri, ex-rue du Traité (El-Biar). Le capitaine Raïs Hamidou l’avait
reçue en cadeau, par le dey Hussein. Une récompense pour avoir capturé une frégate portugaise. En 1830, cette résidence
servit de QG au général de Bourmont. C’est là que fut signé le traité de la capitulation d’Alger (d’où son nom). En 1920, la Villa du Traité est rachetée par un riche colon du nom de Portes. Elle
devient ensuite la propriété du Bachagha de Saïda qui en fait don à l’administration française coloniale.
SabrinaL.
Les défenses d’Al-Mahroussa
Bordj Ras Tafoura, Bordj Ez’zoubia, Bordj El Fanar... pour assurer la défense d’El-Djazaïr, une kyrielle de forts fut construite à l’époque turque.
Bordj Ras Tafoura
Appelé également Bordj Bab Azzoun, il fut érigé vers 1573 par Hassan Ben Kheireddine Pacha. Ce fort fut détruit en 1905 lors des travaux d’aménagement du boulevard
Lafferrière (actuellement boulevard Khemisti).
Bordj Sultan Kalassi (Fort l’Empereur)
Ce fort de 480 canons fut construit en 1545 sous Hassan Ben Kheireddine Pacha sur la «Colline du savon», Kouidate Es’Saboune (Les
Tagarins) où Charles Quint avait planté sa tente en 1541. Kouidate Es’Saboune fut occupée le 15 août 1518 par Hugo de Moncada qui dirigeaient avec Gonzalvo Marino de Riviera l’expédition
espagnole contre Kheireddine. Ce fort de forme rectangulaire mesurait 150 m de long sur 100 m de large. Il a porté différents noms : Bordj Moulay Hassan (son constructeur), Bordj Taos (des
paons), Bou Lila (père de la nuit). C’est dans les dépendances du Fort- L’empereur que le général de Bourmont (1775- 1846)
reçut les premières propositions de paix qui furent discutées plus tard dans la villa Djenan Raïs Hamdan (villa du Traité) à El-Biar.
Bordj Ez’Zoubia (Fort-Neuf)
Actuellement siège de la DGSN (Direction générale de la Sûreté nationale), ce fort fut érigé en 1802 sur l’emplacement d’un ancien bastion, sous
le règne de Mustapha-Pacha. Cette défense occupa la place d’un dépôt à ordures, d’où son nom.
Bordj-El-Fanar (Le Fort du phare)
55 canons au total répartis sur quatre étages, une poudrière, une vaste citerne au-dessus de laquelle se trouvait le quartier général des
canonniers : voilà comment se présentait ce fort dont la construction fut réalisée en 1619, sur les restes du Penon, par Hussein Cheik. Ce fort était doté d’un phare haut de 40,75 m qu’on
allumait pour orienter les navires la nuit.
Bordj Bab-El-Oued (Fort des 24 heures)
Edifié sur le cimetière des Pachas, sur une masse rocheuse, le Fort des 24 heures est lié à une histoire terrifiante. On
raconte qu’un maure du nom de Geronimo fut enseveli vivant, dans un bloc de pisé en 1569 à cet emplacement. Les travaux de construction de Bordj Bab El Oued démarrèrent en 1557 sous Mohamed Pacha
et se termineront en 1568 au cours du règne du Pacha Ali El Euldj. A l’emplacement de ce fort, fut aménagé en 1880, le square Nelson.
Bordj Es’Sardine (Le Fort des sardines)
Armé de 32 canons et possédant deux étages de feu, il fut construit après les bombardements de 1661 sous le règne d’Ali Agha.
Bordj Ras-El-Moul (Le Fort de l’extrémité du môle)
Situé à la pointe du môle, il fut édifié en 1704 par Ali Ben Hussein. La construction nécessita huit années.
Bordj de Tamentfoust (La Peyrouse)
Ancien fort turc construit en 1661 sous le règne d’Ismaïl Pacha.
Bordj Ma-Bin
Il fut érigé sur ordre de Hussein Dey au fond de la darse en 1826.
Bordj El-Kiffan (Fort de l’eau)
En 1556, le Pacha Mohamed Kurdogli, gouverneur d’Alger, fait construire un fort sur un rocher au bord de la mer. Achevé en 1581
par Djaffar Pacha, ce fort constituait un point stratégique puisqu’il permettait de contrôler l’entrée de la baie d’Alger.
Fort de l’Etoile (Fort des Tagarins)
Edifié en 1568, sous le règne de Hassan Ben Kheireddine, ce fort fut démoli en 1808.
Sabrinal




