DCB boghni 2 USBeni douala 0
Le djurdjura club boghni a realisé l'essentiel cet apres midi en s'imposant devant la formation de beni douala par le score de deux buts à zero.à la mitemps c'est sur un nul de parité que l'arbitre met fin aux debats.à la reprise le capitaine toufik mahdi trouva la faille à la 57 min suite à un mauvais renvois de la defense beni doula.sans baisser de pressing sur la defense adverse rabah mansouri aggrava la marque à la 82 min.
cascade de Kefrida à 50 km à l'Est de Béjaia.
cascade de Kefrida à 50 km à l'Est de Béjaia. Un coin sympa fréquenté par les jeunes locaux et les touristes pour se rafraîchir pendant les grosses chaleurs d'août. Les paysages de la région sont
m-a-g-n-f-i-q-u-e-s. Si vous êtes de voyage à Béjaia, n'hésitez pas à vous y rendre, vous ne le regretterez pas. /http%3A%2F%2Fwww.algerie-dz.com%2Fforums%2Fimages%2Fsmilies%2Fsmile.gif)





« El Baz » ou le faucon, l’oiseau seigneur. Dans la sociologie Algérienne et
Dans la sociologie Algérienne et Kabyle en particulier « El Baz » ou le faucon est l’oiseau seigneur. Il symbolise la beauté, la force, la fierté et la dignité. Proverbial et fabuleux, il remplissait jadis les contes de nos grands-mères qui sont à présent presque oubliés.
Mais cette symbolique est encore vivace même chez les jeunes. Ces termes « El Baz » (ou Tanina, sa femelle) est aujourd’hui usité sous la néo-poésie pour signifier notamment la beauté. Aussi les garçons et des filles portent-ils ce nom, de même que beaucoup de commerce ainsi que des marques de produits comme le Jean local « El Baz » d’El Kseur. C’est dans cette ville à 26 Km à l’ouest de Béjaïa qu’on peut voir ce majestueux oiseau vivant, «en chaire et en plumes», exposé dans de nombreuses boutiques.
Devant l’une d’elles, la gargote Le Dauphin, on peut admirer à loisir un couple de faucons attachés avec de petits cordons, l’un sur un juchoir, l’autre sur une souche de chêne liège, faisant face aux passants qui ne les effarouchent nullement. D’ailleurs, ils se laissent même caresser, mais se montre agressifs dès qu’on essaie de les prendre. De la taille d’un Hibou, ils ont les ongles et le bec crochus.
Leur plumage est beige, la femelle l’a légèrement plus claire. Ils sont la plupart du temps immobiles et silencieux sauf pour demander leur ration de viande. Leur propriétaire Tighilt Arezki, les appelle « Mamou » et « Papou ». « Cela fait trois années (saisons) que j’élève des couples, que je préfère de la même nichée, car frères, ils s’acceptent mieux », dira-t-il. Et d’ajouter : « cette saison je veux tenter une expérience, les laisser chez moi, s’accoupler. Sinon, chaque fin de saison (des vacances) je les libère et, ce, après être sûr qu'ils peuvent voler et se prendre en charge». Pour ce faire, M. Tighilt commence d'abord à libérer tous les trois jours le mâle. Ce dernier revient à chaque fois pour manger, dormir et aussi pour retrouver sa campagne. A la 2e étape, il les lâche ensemble. Seulement encore dépendants, même libres ils reviennent chaque soir pour se nourrir. Ce n'est qu'après leur avoir coupé les vivres pendant plusieurs jours qu'ils disparaissent à jamais pour ne plus revenir.
«Cela me fait toujours du chagrin de ne plus les revoir, mais je me console en me disant qu'ils seront mieux dans leur milieu naturel », nous a confié Arezki qui reconnaît d'autre part : «Ils sont durs (coûteux) à élever. Ils ne mangent que de la chair crue et fraîche, ils n'acceptent jamais la charogne. Encore oisillons, c'était moi qui les nourrissais avec de petits bouts de viande, mais après ils préfèrent la prendre entre leurs serres et la béquer». En grandissant ces oiseaux deviennent des voraces qui ne se rassasient point.
Heureusement que son copain Tibouche Mouloud, le boucher d'en face, lui réserve tous ses abats ; Quant au poisson dont ils sont gavés, il est péché par notre gargotier lui-même, puisqu'il est aussi, pêcheur.
D'ailleurs, le nom et l'intérieur de son fast-food. Le Dauphin ne trompent pas.
Effectivement, ses murs sont entièrement tapissés de poissons très peu ordinaires comme le mérou, le pagre, le brochet, la cigale... et de bien d'autres plantes et objets qui évoquent la mer tels les filets de fond, les œufs de mouettes, le corail...
A ce propos il confiera : «Cette décoration est certes à mon goût, mais je l'ai faite pour faire patienter mes clients». Parmi eux, notre hôte est persuadé qu'ils sont nombreux ceux qui sont venus grâce à ses oiseaux qui ont donné un nom (notoriété) local à son commerce. «Leur présence procure une joie aux clients et aux passants, mais surtout aux vacanciers émigrés qui viennent les voir spécialement», a-t-il encore affirmé.
A la question de savoir comment se procure t-il, chaque année, ces oiseaux rares, M. Tighilt nous répondra : «Je les achète à 500 DA le couple auprès de garçons qui viennent me les proposer, me sachant preneur d'avance. Pour d'autres (et ailleurs) ils seraient vendus jusqu'à 5000 DA».
Les oiseaux sont enlevés de leur nid, des montagnes d'Ibarissen (continuité du Djurdjura et Gouraya) bien avant leur envol. En outre, nous apprendrons de lui en connaisseur de cette espèce que le couple de faucons (El Baz et Tanina) ne se sépare jamais. Il niche sur la montagne loin des populations mais ne change guère de nid. Il peut vivre 10 ans.
Au vol, c'est toujours le mâle qui précède, et en descendant ils sortent une pâte et plient l'autre sous le flanc. Ainsi à El Kseur on se sert d'el Vaz comme décor tandis qu'ailleurs, de par le monde, il est enrôlé dans la chasse.
Et bien qu'il soit facilement apprivoisable, on lui reconnaît aussi la phobie de la cage où il peut mourir de tristesse. Mais que peut-on déduire de ce pillage de nids s'il se généralise ? N'y a t-il pas risque d'extinction de la race dans la région?
En tout cas, comme chacun à sa façon de concevoir les choses, Aït Menguellat disait dans son avant dernier album : «El Baz en perdant sa montagne, il ne devient qu'un simple oiseau».
Le Chardonneret «Timerqemt».
La complainte du chardonneret algérien
Au Djurdjura, à Blida, Souk Ahras, Sétif, Alger, Oran, Constantine, en fait, dans la moindre petite bourgade du pays, c’est le même constat sur la situation alarmante du chardonneret. A l’aide de pièges de toutes sortes, glue, filet, pièges espagnols, les jeunes les capturent, les mettent en cage pour la vente qui s’apparente à de la contrebande. Ce beau petit oiseau est sérieusement menacé d’extinction par cette frénésie de capture, qui est pourtant un délit. Depuis quelques années, nous ne faisons qu’accumuler des agressions vis-à-vis des arbres, des singes, des oiseaux de la rivière, de la nature en général !
Ne savons nous pas faire autre chose que détruire ? Ne savons nous pas protéger l'environnement ? Ne nous l’avait-on pas appris à l’école ? Ou, est-ce une malédiction ?
Voici quelques articles et appels :
http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/reportage/2008/11/28/reportage-01
Voici quelques blog qui en parlent :
http://didier-85.over-blog.fr/
http://le-jardin-de-roselyne.over-blog.com/article-le-chant-du-chardonneret-elegant-43812771.html
http://mapassionpourlechardonneret.blogspot.com/2010/02/melange-blattner-chardonneret.html (Elever pour ne plus prélever)
http://lechardonneretetsessousespecesfr.blogspot.com/
Ils ont chanté les oiseaux en Kabyle
Hnifa : A y a froukh ioue
Chrifa: A ya Zerzour
Idir : Avehri n dmedith ; Thamachahouts n t sekourth
Cherif Kheddam : Vgayeth ; Lemri
Chikh El Hasnaoui : Erwah erwah; Thikvayliyin
Zerrouk Allaoua : Ya reb Lehnin ; A Yaziz ; A tha Sekourth.
Slimane Azem : A ya froukh Ifirleles
Taleb Rabah : Ma th chfam a yi goudhar
Yahyaten Akli : Al’vaz a youchvith
Malika Domrane : Asif asif ; dhayi sel kir.
Youcef Abdjaoui : Yegouma oul a k mi tsou.
La littérature berbère dans l'antiquité
II est étonnant que les Berbères qui possèdent depuis très longtemps un alphabet aient peu écrit dans leur langue. L'antiquité ne nous a légué que des inscriptions, dont une partie seulement a été déchiffrée, et le Moyen-âge, des lexiques arabo-berbères et quelques textes poétiques, profanes et religieux. Mais point de chronique ou de grand texte littéraire qui aurait permis de fixer la langue. Hiempsai, roi numide, a écrit des ouvrages en grec, Juba II a laissé nombres de productions littéraires en grec aussi.
Les Berbères, surtout ceux qui vivaient à Carthage et dans ses environs, ont dû écrire en punique, mais on ne conserve aucun texte rédigé dans cette langue. La littérature punique a, en effet, disparu dans la destruction de Carthage. En revanche, la littérature latine des Berbères a été conservée. La langue latine, comme les langues de tous les conquérants qui se sont succédés en Afrique du Nord, a été imposée par la force. "L'Etat romain, qui sait commander, écrit Saint Augustin, a imposé aux peuples domptés non seulement son joug, mais encore sa langue''. Mais la langue, pour un grand nombre d'écrivains, n'était qu'un instrument de communication qui leur permettait d'exprimer leurs pensées et leurs sentiments.
Les auteurs africains ont beaucoup appris de la culture classique, mais ils ne lui ont pris que ce qui convenait à leur tempérament. Rhéteurs, ils l'ont presque tous été, mais c'étaient des rhéteurs d'Afrique gardant le souvenir de la langue du pays "hommage inconscient de reconnaissance pour les ancêtres berbères". Ce qui distinguait l'écrivain africain du romain c'est qu'il héritait des qualités et des défauts des vieilles races africaines : imagination fertile, une sensibilité touchante, esprit mystique, âme de missionnaire cherchant à convaincre et à convenir. Le tout traduit dans un style où l'image, l'hyperbole, la note forcée tiennent une grande place. Les liens entre l'auteur et le pays sont évidents.
Parmi les auteurs connus, depuis le 2ème siècle après JC, nous citons :
Fronton : "orateur, consul, maître de deux empereurs" fut de son temps placé au premier rang des écrivains. Il naquit à Cirta au II siècle après .JC, fit ses études en Numidie, les poursuivit à Carthage et ensuite à Rome. Il fit une carrière brillante, entra très jeune au Sénat et fut le familier de trois empereurs. Il ne reste de ses discours que quelques fragments; plusieurs des ouvrages conservés sont incomplets.
Apulée de Madaure : peut être le plus grand écrivain de l'Afrique, auteur favori de son pays natal, Apulée traça la voie à la littérature africaine. Apulée était fier de ses origines, fier de Madaure, où il avait vu le jour vers 125. La plus grande partie de ses ouvrages est perdue, il nous reste Les Métamorphoses ou l'Âne d'or, en onze livres, le recueil des Florides et de l'Apologie, et quelques traités de philosophie pure.
Saint Cyprien : il fut un brillant rhétoricien païen puis, converti au christianisme, il devint évêque en 248. Son œuvre consiste en traités de morale et en épîtres : sur les œuvres et les aumônes, De l'unité de l'Eglise catholique, lettres, etc.
Lactance : une inscription nous apprend qu'il est originaire de Cirta. Il serait né vers 250. Ses principaux livres : symposium ou Banquet, le Grammaticus. Lactance se révèle historien, et donne des renseignements précieux sur les dernières années du IVe siècle. Son œuvre apologétique et philosophique comprend les Divinae institutionnes en sept livres, l'Epitome ou abrégé des institutions divines, etc.
Saint Optât : né vers 320 est originaire de Milev (Mila), il en fut évêque dans le dernier tiers du quatrième siècle Saint.
Optat est le plus ancien représentant de la littérature antidonatiste. Les libri Optati, les livres d'Optat, connus aussi sous les titres : De Schismate Donatistarum ou Contra Parmenianum Donatistum constituent l'ouvrage fondamental d'Optat contre les donatistes.
Petilianus De Constantine : né à Constantine vers 365, il fut d'abord un brillant avocat, un grand orateur et ce fut la raison qui décida les donatistes de la ville à en faire leur évêque vers 395- Ses principales œuvres sont : Pamphlet contre l'Eglise catholique, Lettre sur l'Eglise catholique. Pamphlet contre Augustain, Traité sur la Schisme des Maximianistes, Traité sur le baptême et de nombreux discours à la Conférence de Carthage.
Gaudentus de Timgad : né vers 355 à Thamugadi. Elu évêque au début de l'année 398. On connaît ses lettres à Dulcitius, sa lettre à Augustain. A défaut d'une grande valeur littéraire ces œuvres ont un intérêt historique certain pour l'étude du Donatisme et la connaissance de la vie africaine à Timgad.
Emeritus De Caesarea : né vers 350 à Caesarea, il fut l'évêque donatiste à partir de 385. Il est connu par ses œuvres mais surtout par le témoignage de Saint Augustain. On a de lui surtout des discours; la Sentencia rédigée en 394 pour le concile de Bagai, les discours prononcés à la conférences de Carthage et les sermons prononcés après cette conférence. L'orateur apparaît à travers cette œuvre, un avocat.
Saint Augustin : né en 354 à Thagaste (Souk-Ahras), mort en 430. Il fit ses études à Thagaste, puis à Madaure et Carthage. L'oeuvre littéraire d'Augustin est immense, elle remplit .quatorze volumes de la Patrologie latine de Mignet. Deux ouvrages immergent ; la Cité de Dieu, ou il oppose aux éphémères cités terrestres la cité éternelle de Dieu et les Confessions, œuvre autobiographique où il se montre tel qu'il fut "un homme livré à ses propres forces, à ses péchés".
Mahfoud KADDACHE : l'Algérie des Algériens de la préhistoire à 1954, éditions Paris Méditerranée, 2003. Pages 111-119.
"Anou Ifflis" le gouffre du léopard 2
Le gouffre du Léopard est localisé dans le massif du Djurdjura à 2150 mètres d’altitude entre Aswel et Tikjda. La traduction maladroite en Kabyle a donné "Anou Ifflis" au lieu de "Anu Iffis", (Iffis= hyène tachetée) et non le léopard. Nous garderons quand même cette appellation, car c’est ainsi qu’il est nommé, répertorié et enregistré par les premiers spéléologues qui ont fait sa découverte. Ce nom a pour origine la présence des taches d’argile colorée déposée par l’eau sur les parois qui présentent des motifs pareils à ceux de la fourrure du léopard ou de la hyène du Djurdjura.
Les expéditions françaises en août et en octobre 1983 avaient établi après explorations, la profondeur à 975 mètres. La présence d’eau en quantité importante au fond du gouffre faisait croire à un hypothétique siphon, dénommé même par ces derniers : "siphon Luc-Henri Fage" organisateur des trois expéditions. http://www.speleo.fr/cv_luc.htm
Les Français reviennent durant l’été 1984 sans parvenir à franchir l’obstacle du fond, faute de matériel adéquat.
En 1985 les spéléologues du club de Gracia Barcelone arrivent au Djurdjura avec du matériel de spéléo plongée. Il a fallu d’importants efforts pour acheminer le matériel de plongée au fond en le passant à travers les goulots autrement appelés étroitures ou chatières. Arrivé à la profondeur indiquée, point de siphon, mais une voûte qu’ils franchissent sans difficulté avec une main courante, après quelques dizaines de mètres, ils remontent, faute de matériel, sans conclure sur la profondeur définitive ni sur l’existence de siphon.
La nouvelle du nombre important d’expéditions à Anou Ifflis s’étant répandue, l’intérêt de la communauté spéléologique augmentait pour ce gouffre qui s’annonçait déjà parmi les plus profonds explorés.Une compétition discrète s’engagea entre les spéléologues du monde qui préparaient leurs expéditions en Algérie dans le Djurdjura. Nous, spéléologues algériens des clubs de Béjaïa, Boufarik et At-Yenni, étions bien entendu hors circuit non pour des raisons physique ou de maîtrise technique, en fait notre grand handicap était le matériel de spéléologie qui était quasiment inexistant en Algérie. Nous nous sommes quelque peu équipés sommairement en rachetant les équipements usés de nos collègues étrangers qui, après les explorations au Djurdjura, se débarrassaient de leur matériel pour faire du tourisme dans le pays. Une cinquantaine de spéléologues confirmés et robustes faisait la force de nos trois clubs. Certains participeront par la suite aux missions de secours et ont sauvé des vies humaines en milieux périlleux.
L’assaut de cette bête féroce était donné en 1986 à la conquête. Les spéléologues arrivaient de tous les pays, les Catalans de Barcelone du club de Gracia revenaient, renforcés par les Madrilènes, les Français, Belges, Australiens, Canadiens, Américains, Romains et bien sûr nous les Algériens. Le gouffre ne pouvait pas contenir tout ce monde, il a fallu négocier et arrêter un programme avec un calendrier précis pour que les spéléologues puissent évoluer sans se gêner, nonobstant les différentes langues, le langage spéléologique s’est avéré efficace.
Il était clair qu’en cas de problème dans le gouffre le secours était quasiment impossible, le milieu était vraiment hostile et portait très bien son nom : Gouffre du léopard. Mohamed Tabèche Février 2011
Histoire de Tizi Ouzou : L'indélébile présence turque
| Histoire de Tizi Ouzou : L'indélébile présence turque |
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| Écrit par Administrator | |||
| Jeudi, 18 Septembre 2008 10:58 | |||
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Racines-Izuran N°17 : 05 au 18/02/2007 La présence turque à Tizi Ouzou a marqué de son empreinte l'ensemble du paysage sociologique de toute la région environnante. Les traces du passage turc restent présentes dans toutes les manifestations sociopolitiques et culturelles des Kabyles qu'on appelait alors les Zouaoua.
Néanmoins, l'on ne peut évoquer cette présence sans une rétrospective de l'histoire de ces majestueuses montagnes à l'ère de l'apparition sur les côtes maritimes de Bougie (en 1512) des deux corsaires Barberousse, Arroudj et Khair-eddine. Car, même si en ces temps, les noms de ces derniers sont beaucoup plus liés à l'histoire médiévale de la ville d'Alger, il n'en demeure pas moins que leurs succès sur ceux que l'on appelait à l'ère de la décadence de la civilisation musulmane les chrétiens, c'est-à-dire les Espagnols et les Génois qui harcelaient les ports nord-africains sont, à l'origine, obtenus avec le soutien des contingents kabyles. Après la prise de Djijelli (Jijel) par les Génois conduits par André Doria en 1513 et l'échec des deux frères Barberousse dans leurs tentatives de libérer Bougie de la mainmise des Espagnols, le gouverneur hafside de Tunis chargea le nommé Sid Ahmed Oulkadi, faisant partie du gouvernorat de la même dynastie à Bône, de partir pour aider les deux corsaires turcs. La volonté des kabyles de se libérer des Chrétiens renforçait de plus en plus leur attachement aux frères Arroudj et Khair-Eddine. En dépit de leurs vaines tentatives de libérer Bougie, les Turcs tirèrent tout de même une réputation à travers le littoral nord-africain. Leur notoriété parvenait jusqu'à Alger, qui se trouvait alors sous la menace constante des espagnols, établis au Penon. Ainsi donc, Salim Ettoumi leur fit appel pour éloigner ce danger qui guette l'ancienne forteresse des Beni Mezghenna en l'an 1516. Alger reprise après maintes batailles contre les Espagnols, Arroudj, après avoir fait tuer Salim Ettoumi, se proclama nouveau roi. En quelques années, son pouvoir s'étendit jusqu'au massif du Chelif, avec la prise du port de Ténès. C'est alors qu'il devint indispensable d'organiser l'administration de tout ce royaume. A l'issue de guerres et de batailles livrées ensemble, la reconnaissance et le respect réciproques entre le corsaire turc et la famille des Belkadhi se renforcèrent et se solidifient davantage. Ce fut ainsi, comme le signale Si Amar Boulifa, que la province orientale, comprenant la grande Kabylie, fut, en récompense des services rendus, confiée à Si Ahmed Ou Elkadhi, qu'il ne cessa, par sympathie, de combler d'honneurs. Après l'avoir traité en prince au long de son séjour à Alger, Arroudj ramena pompeusement en Kabylie le chef zouaoui dans son pays d'origine où il lui fixa désormais sa résidence1. Depuis, la résidence des Oulkadhi qui donnèrent naissance à un petit royaume connu sous le nom de Koukou, demeura dans le village Aourir de la tribu des Aït Ghobri. Cependant, la présence turque ne commença pas avec l'avènement du royaume de Koukou, fondé par la famille des Oulkadhi, mais elle s'affirma plutôt concrètement avec un semblant de présence militaire, marquée par la construction d'un poste d'observation. Vers 1640, les Turcs, qui occupaient déjà la vallée des Issers, pénétrèrent dans la vallée du Sébaou. Las des combats que leur imposaient les contingents turcs, les Amraouas finirent par concéder l'édification d'un poste d'observation sur le “Col des genêts“, à quelques encablures de l'actuelle ville de Tizi -Ouzou. Mais, parvenus aux frontières des tribus des montagnes qui surplombent le Oued Sébaou, ces derniers tentèrent de construire un autre petit fort en 1715 à Thazaghart, près de Timizart Loghbar. Mais, l'emplacement était mal choisi car sa proximité avec la montagne des Aït Ouaguenoun le rendait très vulnérable. Aussi ne tarda-t-il pas à être enlevé et saccagé par ces derniers qui le voyaient d'un mauvais œil.2 Naissance de la ville de Tizi Ouzou Les historiens qui ont eu à se pencher sur l'histoire de cette ville ne mentionnent pas une quelconque existence de centre urbain au sens aussi rudimentaire, attirant un semblant d'intérêt. Avant l'apparition du fait Turc en Kabylie avec la domination du royaume de Koukou qu'ils implantèrent, les populations n'étaient vraisemblablement établies que sur les montagnes et les vallées avoisinantes. Il n'a, également, jamais été établi que ce fut cette arrivée sur les lieux qui donna naissance à la capitale actuelle du Djurdjura. La seule certitude est que le nom de Tizi Ouzou ne sera connu des chroniqueurs qu'à partir de l'installation des Turcs sur le col dont il prendra le nom.3 Les habitants de Tizi Ouzou A l'arrivée des Turcs, la vallée du Sébaou était d'une part scindée en deux grandes tribus, les Amraoua Fouaga (Oufella) et les Amraouas Tehhata (Bwadda). D'autre part et aux côtés de ces regroupements urbains constitués de populations d'origines diverses, les montagnes avoisinantes étaient occupées par des autochtones. A l'origine, le pouvoir des Belkadhi, puis celui de leurs successeurs, les Aït Boukhtouche, soutenus par la régence, c'est-à-dire le pouvoir central d'Alger incarné par le caïdat du Bordj Sabaou à Tadmaït, faisait régner l'ordre. En décidant de combattre l'anarchie, ces représentants du déilikat implantèrent des postes de surveillance qui attirèrent des gens de différentes régions. Les nouveaux venus étaient pour la plupart originaires des tribus d'alentours ; d'autres parmi lesquels de nombreux arabophones, venant d'assez loin. Ce sont ces gens-là, des classes et d'origines différentes, qui constituèrent les noyaux des futurs villages des Amraoua.4 Leur nom provient même du fait qu'ils avaient été les premiers à peupler la vallée car traduit littéralement de l'arabe Ammara signifie peupler. Le rôle de ces populations ne faisait que croître atteignant son apogée durant le règne du bey Mohammed dit Edebbah, allié par un mariage aux Aït Boukhtouche d'Aourir. Répartis en deux grands groupes, les Amraoua tehhata qui occupaient la vallée des Issers étaient représentés par la grande famille des Aït Mahieddine de Taourga tandis que les Amraoua Fouaga, qui jetaient leur influence sur l'autre côté du Sébaou, faisant face aux montagnes des Aït Ouaguenoun, étaient représentés par la puissante tribu des Aït Kaci à Tamda sur les plaines des Aït Ouaguenoun. Venus des Ouled Bellil à Bouira, les ancêtres des Ouled Mahiedine furent d'abord l'objet de sanction pour avoir tué un chaouch. Seul Mahieddine sortit indemne en trouvant refuge chez les Aït Ouaguenoun. Quelques temps après, ils furent refoulés par crainte du pouvoir central mais ils trouvèrent refuge chez les Aït Irathen. Les Aït Kaci quant à eux tiraient leur origine de la puissante tribu des Beni Hasballa du Hodna qui quittèrent la Qalâa des Beni Hammad à M'sila.5 Tout au début, ils vinrent s'installer aux Aït Flik mais, rejetés par les Aït Boukhtouch, ils s'installèrent à Semghoun chez les Aït Ouaguenoun qui eurent déjà, comme cité plus haute, accueilli les Ouled Mahieddine. A la création du caïdat du sébaou, Hemmou Ouhenda, leur chef de file vient s'installer à Tamda pour ainsi étendre la domination de la famille des Aït Kaci sur toute la région pendant toute la période turque qui s'en suivit et jusqu'aux débuts de la conquête française. A l'évidence, les populations gravitant autour du (pour) … Bordj turc du Titteri n'étaient pas exclusivement constituées de ces deux groupes puissants. Au fait, parmi ces regroupements fortement hétérogènes, naissait les descendants des mariages stratégiques entre les Turcs et les femmes kabyles : les koulouglis. Aux côtés de ce brassage se constituaient également des colonies nègres qui servaient de source de main d'œuvre et concentrées dans les zones à vocation agricoles comme celle de Chamlal près du confluent de Oued Aïssi, ainsi qu'à Boghni. Contrairement à ce que l'on puisse penser à première vue, le fait turc ne s'est pas restreint uniquement à la ville actuelle de Tizi Ouzou où le premier poste d'observation a été bâti en 1640 mais, il s'étend sur toute la région de Kabylie et bien plus à toute l'Algérie. Bien que les montagnards du Djurdjura furent les derniers à être soumis par le pouvoir ottoman, il n'en demeure pas moins que se sont ces mêmes populations qui furent les premières à faire appel à leur force militaire pour les libérer de la domination européenne incarnée par les Génois et les Espagnols. Les liens entre les Kabyles et les turcs étaient serrés bien avant l'établissement à Alger des frères Barberousse. Cependant, à la lumière des évènements déjà relatés, il devient aisé de constater que malgré ce brassage, il s'en distingue un constat éloquent. Toutes les grandes tribus qui ont à gouverner dans cette région n'ont pas vu leur pouvoir émaner de la population autochtone, mais bien du gouvernement central d'Alger. D'abord, les Belkadhi, bien que leur ancêtre qui, selon les historiens, était originaire des Aït Ghobri, de la région des Aït Djennad, il n'en demeure pas moins que ce fut pour services rendus qu'ils ont été placés par les Turcs depuis Alger pour étendre leur gouvernorat dans la région. Ce ne sera pas, idem, le pouvoir de leur branche successive, les Aït Boukhtouch, qui en fera exception. Bien au contraire, ce furent leurs liens étroits avec les Turcs qui en feront leur force. Le mariage d'une de leurs filles avec le bey Mohamed dit Edhebbah6 renforça leur position, en ayant aussi le même résultat pour ce représentant du pouvoir central qui fut le plus connu de tous les Beys établis à Tizi Ouzou. Les Aït Kaci, les Aït Mahieddine et bien plus tard des Amraouas ne furent que des tribus Makhzen au service du deïlikat d'Alger et qui vont servir de relais aussi au pouvoir des français qui reprendront l'organisation turque. Pour leurs supplétifs, les officiers français reprirent les dénominations de Caïd, Agha et Bachagha avec pour finalité de reproduire les mêmes personnages et, avec eux, les mêmes chaînes de soumission dans les plaines.7 Les populations autochtones sont demeurées dans leurs villages altérant tantôt obéissance à l'autorité de ces tribus, tantôt révoltes rapidement étouffées vu le rapport de force largement oscillant au coté des alliés des Turcs. Du point de vue sociologique, l'objectivité d'un tel phénomène s'avère grandement établie. Le mode de gouvernance chez ces populations regroupées dans des villages coupés les uns des autres non seulement ne favorisait point l'émergence d'une branche capable d'étendre son pouvoir mais, l'interdisait catégoriquement. La Thajmaath qui était une forme de gouvernance démocratique pratiquée en Kabylie ne pouvait pas s'étendre à l'extérieur des frontières d'un village. Porté à la tête du douar démocratiquement par l'ensemble des villageois ayant atteint l'âge d'assister aux réunions, l'Amin ne pouvait point prétendre gouverner au-delà des frontières de son village car tous les autres villages adoptaient le même mode de gouvernance. Ce pouvoir que lui confèrent les siens ne pouvait pas demeurer entre ses mains ou éventuellement être transmis à sa progéniture car les successions de père en fils sont contraires aux mœurs kabyles. Celles qui ont existé à certains moments de l'histoire de la Kabylie, ont résulté de leur accointance avec le gouvernement central conquérant, en place à Alger8. Cette accointance est demeurée sans influence sur cette organisation villageoise même pendant le règne des Turcs avec les tribus qui se sont succédées dans les montagnes du Djurdjura. La présence turque à Tizi Ouzou Le passage du pouvoir Ottoman à Tizi Ouzou ne peut pas être abordé objectivement de la date de l'édification du poste d'observation qui allait enclencher la dynamique d'une présence effective, militaire, administrative et par conséquent sociologique. Avant la date de 1640, ils passèrent par les côtes kabyles avec l'aide des Belkadhi pour libérer Alger des Espagnoles. La force militaire des frères Barberousse était alimentée par des contingents kabyles. Ce furent les liens de cette grande tribu
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Blida - Le singe magot et la hyène
Une extraordinaire remontée biologique est observée depuis quelques années au niveau du Parc national de Chréa, avec la résurgence de la flore et de la faune, notamment, la réapparition de certaines espèces animales.
«Il y a une remontée biologique à tous les niveaux de la faune et de la flore avec plus particulièrement une forte réapparition de certaines espèces animales comme le singe magot au niveau des gorges de La Chiffa et l’hyène rayée au mont de Tamesguida», a confirmé à l’APS, le directeur du parc. Ce phénomène est apparu à la faveur de la réhabilitation des zones d’habitat de ces espèces qui ont retrouvé les conditions naturelles de leur évolution, à l’abri des prédateurs, a expliqué, Ramdhane Dehal.
En collaboration avec des scientifiques et des universitaires, la direction du parc est actuellement en train de mettre en œuvre un ambitieux programme d’éthologie animale pour recenser l’ensemble de la faune locale, préserver et améliorer son milieu naturel.
Outre le singe magot, qui a proliféré ces dernières années sur une aire protégée de plus de 5 000 hectares de forêt et de maquis, l’hyène est également très présente sur le mont de Tamesguida aux côtés d’autres espèces comme le chat sauvage, le chacal, la belette, ainsi qu’une riche variété d’oiseaux. Pourtant, pour les visiteurs et les habitués des gorges de La Chiffa, sur la route qui mène vers Médéa, c’est le singe magot qui demeure la principale attraction des visiteurs, plus particulièrement des enfants qui aiment taquiner cet animal. Depuis quelques années, «nous constatons un retour important du singe magot, ce qui constitue un signe encourageant pour les efforts déployés pour la régénération et la protection autant des espèces animales que végétales locales», a précisé le directeur du parc qui caresse l’espoir de voir, un jour, cet espace retrouver toute sa diversité faunique. En empruntant la route qui mène aux gorges de la Chiffa, il est loisible pour les visiteurs de la région de rencontrer des groupes de magots qui investissent les abords de la route en quête de nourriture.
Cette population de macaques est fortement concentrée sur les crêtes rocheuses qui surplombent l’auberge, appelée communément
«Ruisseau des singes» où toutes les conditions d’évolution de cette espèce sont réunies, notamment, la présence de sources d’eau et l’abondance de ressources alimentaires (feuillage, graines,
racines, fruits, etc.) Même si le magot est protégé par la loi, cette protection ne peut être vraiment efficiente que lorsque le milieu dans lequel il vit sera également protégé, estiment des
chercheurs qui s’intéressent à cette espèce. Animal très social, le singe magot suscite à chaque rencontre, un plaisir et une curiosité toujours renouvelés, mais demeure très sensible à toute
perturbation de son milieu, qui pourrait constituer une menace pour sa survie, estime le directeur du parc.
Algérie - Karim Djoudi, ministre des Finances et l’inflation en Algérie
«L’augmentation des salaires suppose un risque inflationniste »
Le premier argentier du pays, Karim Djoudi, a accordé, hier, un entretien à l’APS dans lequel il est revenu sur différentes questions économiques dont les contours de la loi de finances complémentaire pour 2011, le retour du crédit à la consommation, l’inflation, le nouveau système comptable, le manque de liquidités au niveau des bureaux de poste…
D’après lui, le nouveau système comptable financier national a été mis en place «à la demande de la majorité des opérateurs économiques et des professionnels de la comptabilité». «Tous ceux qui ont répondu au questionnaire sondage adressé en 2001 aux professionnels de la comptabilité par le Conseil national de la comptabilité ont souligné la nécessité d’actualiser le plan comptable national de 1975», a précisé le ministre, en soulignant que ce plan comptable «ne pouvait prendre en charge un nombre important d’opérations économiques et financières nées des mutations économiques profondes en Algérie depuis presque trente années».
Les organes de supervision publique de la profession sont chargés notamment de l’octroi de l’agrément, du contrôle de la qualité des travaux d’audit, de la formation et de la formation continue ainsi que de la discipline et du respect des règles d’éthique. Selon le ministre, le Conseil national de la comptabilité joue «donc ce rôle d’organe de supervision publique de la profession, incluant aussi dans sa composition les professionnels élus des différents corps pour les faire participer dans toutes les activités du Conseil». Pour autant, il a admis que «les quelques professionnels qui revendiquent l’abrogation de la loi ne veulent pas de cette régulation partagée pour des raisons que je ne comprends pas».
«L’Algérie mise sur un taux d’inflation de 4% pour 2011»
Par ailleurs, M. Karim Djoudi a indiqué que l’Algérie mise sur un taux d’inflation contenu de 4% pour l’année 2011. «C’est grâce à un effet de stérilisation d’une partie des opportunités d’épargne soutenues par l’Etat que nous pouvons escompter un taux d’inflation contenu aux environs de 4%». Selon le ministre, l’augmentation de la demande interne de consommation résultant du versement des salaires au titre des régimes indemnitaires et statuts particuliers avec rappel sur 2008, 2009 et 2010, «suppose un risque inflationniste». Cependant, «les risques d’inflation associés seront fortement atténués par les opportunités d’épargne soutenues par l’Etat pour l’accès au logement et à l’investissement productif», a-t-il expliqué.
La LFC 2011, pour pérenniser la politique de l’état
La loi de finances complémentaire (LFC) propose des mesures qui ont pour finalité de «pérenniser» la politique de l’Etat en matière de création et du maintien de l’emploi et de subvention des prix des produits de large consommation, a indiqué le ministre des Finances, Karim Djoudi. Afin d’éviter les surcoûts à la consommation, engendrés par la flambée des prix des produits de base sur les marchés internationaux, la LFC 2011 prévoit des «mesures de soutien des prix à la consommation de plusieurs produits vitaux pour la vie quotidienne des citoyens». La LFC 2011 proposera, d’autre part, «la baisse de la pression fiscale et la facilitation de l’impôt» ainsi que des facilitations d’accès au foncier industriel et agricole, selon le ministre. Un autre train de mesures est prévu dans le sens de la création et du maintien de l’emploi à travers «la défiscalisation au titre des premières années d’activité et l’instauration d’une imposition progressive, c’est-à-dire modérée, à l’issue des périodes d’exonération», a-t-il ajouté.
SUPPRESSION DU CRÉDIT À LA CONSOMMATION, «UNE DÉCISION LÉGITIME»
La microentreprise devra aussi bénéficier d’un soutien supplémentaire à travers la généralisation des incitations fiscales à tous les dispositifs de création d’emplois en leur octroyant un régime d’imposition «très assoupli» après expiration des périodes d’exonération, a-t-il poursuivi. Pour M. Djoudi, la LFC 2011 s’inscrit dans un contexte particulier marqué, à l’échelle internationale, par la hausse des prix des différents produits et, en Algérie, par la mise en œuvre des différents statuts professionnels des secteurs.
Interrogé, par ailleurs, sur la possibilité de retourner au crédit à la consommation, M. Djoudi a estimé que la suppression de ce mode de financement en 2009 était une «décision légitime et fondée car elle puisait ses fondements dans la rationalité économique». Le ministre a rappelé que la suppression du crédit à la consommation répondait au «souci de sauvegarde et d’orientation de l’épargne des petites bourses, notamment pour leur éviter un surendettement et de protéger l’économie et la production nationales, source de création de richesses et d’emplois».
Le manque de liquidités est du à la forte demande dans les guichets
Sur un autre registre, le ministre a affirmé que le manque de liquidités dans les banques et les bureaux de poste est la conséquence directe d’«une arithmétique entre les approvisionnements de la Banque d’Algérie et la forte demande formulée au niveau des guichets postaux». Il a indiqué dans le même sens que le recours par la Banque centrale à la création d’un nouveau billet de banque d’une valeur de 2000 DA intervient pour satisfaire la demande en billets. «Cette réponse permet à l’institut d’émission de satisfaire plus rapidement la demande en billets que s’il devait livrer cette même quantité de monnaie selon les mêmes coupures. Elle permet aussi de compléter la gamme des besoins attachés à la monnaie fiduciaire puisque cette nouvelle monnaie va exister concomitamment avec les autres billets de 100, 200, 500 et 1000 dinars», a-t-il ajouté.
Le ministre a tenu à préciser, à ce propos, que l’émission d’un nouveau billet de banque «n’influe nullement» sur le niveau de la masse monétaire mais uniquement sur la composition de la monnaie fiduciaire. Selon M. Djoudi, la même quantité de monnaie fiduciaire sera redistribuée dans un assortiment différent de billets avec une proportion moindre de petites coupures. «L’avantage de ce procédé est d’orienter les besoins de thésaurisation vers les billets de 2000 DA délaissant les coupures inférieures aux besoins de circulation monétaire», a-t-il expliqué. En outre, le ministre a fait savoir que des «mesures urgentes» ont été préconisées par le groupe de travail mis en place sous l’égide du ministère des Finances et avec la participation de la Banque d’Algérie et du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication pour, d’abord, «réduire rapidement la tension actuelle sur les liquidités au niveau d’Algérie Poste, et ensuite «développer des instruments de paiement alternatifs au cash». L’activité du crédit-bail en Algérie sera «encadrée» par le plafonnement des taux de loyer pratiqués par les nouvelles sociétés publiques de leasing, a-t-il également indiqué.
Source Horizons Karima Alloun
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