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Djurdjura Club de Boghni

Articles avec #tourisme tag

Tipasa sites de baignades interdits - Tipasa - Saison estivale : Seize sites interdits à la baignade

13 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

Tipasa-sites-de-baignades-interdits.jpg 

Durant la saison estivale 2010, on a recensé quatre décès dans des sites de baignade situés dans les zones rocheuses.

A l’instar de la saison estivale précédente, 43 plages sur les 59 qui jalonnent les 123 km de côte de la wilaya de Tipasa, seront autorisées, à partir du 1er juin prochain, à la baignade.

C’est ce que révèle la décision de wilaya n°233 en date du 22 mars 2011. Ainsi, 16 sites seront interdits à la nage pour différents motifs, dont on peut citer : le déversement d’eaux usées directement dans la mer sans aucun traitement préalable, l’existence de rochers en surface de l’eau, l’inexistence d’accès menant vers les sites ou encore pour cause de travaux d’aménagement, comme c’est le cas au port de Gouraya.
Toutefois, malgré l’implantation de panneaux indiquant clairement que la baignade est interdite on assiste, chaque année, à des accidents et des noyades dans les plages non autorisées. «À titre illustratif, durant la saison estivale 2010, nous avons recensé quatre décès dans des sites de baignade situés dans les zones rocheuses, contre un seul cas dans les plages surveillées», confie à ce propos le lieutenant Michalikh, chargé de la communication au niveau de la direction de la protection civile à Tipasa. Ce rapport indique parfaitement que les risques de noyade ou bien d’accidents pour les estivants sont plus grands dans les sites non autorisés, et ce notamment pour deux causes essentielles, en l’occurrence les dangers liés à la nature du site (zones rocheuses) et l’inexistence sur place d’équipes de surveillants de baignade pouvant intervenir à temps pour sauver les estivants en détresse. Parmi les sites de baignade non autorisés mais souvent fréquentés par les estivants le port de pêche et de plaisance de Tipasa et la zone rocheuse proche du parc archéologique ouest du chef-lieu de wilaya, communément appelé les ruines romaines. Dans ces deux endroits, des jeunes et même des enfants bravent impunément l’interdit. «Le port de Tipasa est mon site préféré.
Car, situé en pleine ville, il m’évite de parcourir de grandes distances pour rejoindre la maison. Aussi, on a l’habitude de se donner rendez-vous ici entre amis pour profiter de la mer», raconte un jeune adolescent de Tipasa le choix du port comme lieu de baignade. Par ailleurs, même si le coup d’envoi officiel de la saison estivale n’est pas encore donnée, puisqu’il faut attendre encore quelques jours, soit jusqu’au premier juin prochain, il n’est pas rare de rencontrer dans les plages, avec le retour du soleil et la montée du mercure, des jeunes et même des familles qui y plantent leurs parasols.
«Ce n’est qu’à partir du 1er juin que la protection civile installera à travers les sites de baignade son dispositif spécial été. Toutefois, si on reçoit des appels concernant les noyades, notre devoir est de nous rendre immédiatement sur les lieux. Jusqu’à maintenant nous n’avons enregistré aucun cas de ce genre», affirme le lieutenant Michalikh de la protection civile.

 

Source Horizons

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Biskra - El-Kantara la perle des Oasis

10 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

 

Majestueuse, pittoresque, idyllique, impressionnante, par sa splendeur, sa beauté féerique, et les superlatifs ne manquent pas pour décrire et raconter ce paradis sur terre. Les yeux, le corps tout entier est ému devant cette majesté de la nature. C’est le ravissement total, on reste muet devant ce site admirable, avec son histoire, ses us et coutumes et la convivialité légendaire de ses habitants.
Cette oasis, qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Biskra, a, depuis des siècles, enchanté poètes, peintres  et aventuriers en quête de bonheur et de quiétude. C’est, aussi, le carrefour obligé entre le Nord et le Sud, «les portes du sud». Imagine des montagnes, au sommet vertigineux et, subitement, une ouverture béante, dans la roche, pour vous laisser découvrir un oued bordé de palmeraies luxuriantes et des falaises à vous couper le souffle.
Selon le responsable de l’association pour la promotion de l’Office local du tourisme «El-Kantara», de la wilaya de Biskra, cette oasis doit son nom au pont romain  qui enjambe l’oued El-Hai qui, en son temps, regorgeait d’une eau claire et limpide, creusant, durant son passage, les méandres, ainsi que de petites falaises où le barbeau foisonnait. Par ailleurs, beaucoup de caravaniers ont emprunté ce pont pour aller vendre leurs marchandises  au nord, et vice versa. Les nomades de la région fuyaient les premières chaleurs, et l’aridité des terres, en se rendant au nord, à la recherche d’un climat plus clément et une verdure reposante, emmenant avec eux hommes, femmes et enfants, ainsi que leurs bêtes.
  Dès l’approche du printemps, ils redescendent par El-Kantara, en arabe le pont. Et c’est ainsi que cette appellation existe, depuis la nuit des temps. El-Kantara, ou le CALCEUS HERCULUS, nom donné par les romains, sans doute. Comme le raconte la légende, ce défilé étroit a été ouvert par un «coup de pied d’Hercule» et devait être, dans l’antiquité, un poste militaire important. Les recherches de Gaston de Vulpillieres ont aidé à établir que deux corps d’archers, en Syrie, y tenaient garnison. C’est à El-Kantara que la voie ferrée et la route nationale N°3, descendant des hauts plateaux rocheux, débouchent des montagnes et sortent sur le Sahara par un très beau défilé, qui est comme la porte du sud, dénommé par les autochtones «Foum Essahara», et par Fromentin la «porte d’or», qui est ouverte au sud sur une belle oasis, avec plus de 50 000 palmiers-dattiers. La route nationale N°3 passe, donc, au pied du versant nord de la crête, où s’ouvre le défilé. Un peu plus loin, on atteint l’entrée des gorges, où l’on aperçoit, à droite de la RN 3, l’ancien pont romain, restauré par les français.
La route, quant à elle, se faufile sur la rive gauche de l’oued El-Hai et le chemin de fer, tracé un peu plus haut, sur la corniche, traversé par de nombreux tunnels, qui suit le défilé coupant la montagne comme une large brèche de 40 mètres, entre les deux murs de rochers. Sa superficie est de l’ordre de 238,98 Km2, pour une population de plus de 10 000 habitants, tandis que son altitude avoisine les 538,23 mètres, par rapport au niveau de la mer. Dachra, où le village rouge est situé, à flanc de montagne, sur la partie ouest d’El-Kantara, et qui est un musée à ciel ouvert. Les ruelles qui serpentent le village, avec ses habitations typiques et d’une une structure fonctionnelle, bravent la torride chaleur de l’été et les rudes journées de l’hiver. Faisant parie intégrante du site naturel, dans une parfaite harmonie, le village rouge (cité du 8 mai 1945, actuellement) est un patrimoine national qui est en voie de restauration, pour lui préserver son cachet traditionnel et pourrait, ainsi, devenir une découverte non négligeable pour les visiteurs. Les touristes pourront déambuler dans le village rouge et converser avec des gens, simples et accueillants, qui leur feront visiter leurs humbles demeures et partageront avec eux  le couscous, la chakhchoukha, ou la galette préparée par d’habiles mains

Source La Nouvelle République

 

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akham ou thazqa ( la maison kabyle)

6 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

akham ou thazqa ( la maison kabyle)

La maison kabyle, dite axxam, est une construction traditionnelle de montagne, plus ou moins décorée et ornée selon l'importance sociale et la richesse du propriétaire, de sa famille ou de sa tribu. Il y a deux grands types de maison, à tuile et à terrasse, certaines constructions mêlant les deux structures . Les fondations sont des tranchées comblées avec de grosses pierres et du mortier d'argile. Pour les murs , deux techniques sont principalement employées, le mur de pisé avec un coffrage en bois (tabbadit) et le mur de pierre (taghaladt). La charpente est faite de poutres (isulas), la poutre centrale (assulas alemmas) étant souvent la plus importante. Les poutres reposent sur les murs et parfois sur des piliers de bois (tikejda). La toiture est faite de roseaux (ighunam) ou de branches d'olivier (thisedhwa n tazemmurt) et de tuiles d'argile (karmoud). Les maisons sont souvent regroupées autour d'une cour centrale appelée afrag.

Le travail intérieur (sol et murs) revient aux femmes. Les murs sont crépis à l’aide d’un enduit composé d’argile schisteuse passée au tamis, à laquelle on ajoute de la bouse de vache et de la paille fine pour éviter les fissures. Il y a un savoir-faire de fresques murales, dont les symboles variés ont des significations multiples. La décoration extérieure concerne les portes, sur les battants desquelles le menuisier incise des motifs au moyen d’une pointe de fer. Ces motifs faits de lignes droites, de points, de petits cercles, de rosaces et de croix forment des groupements ou des compositions d’ensemble.

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LE PARC DE GOURAYA

4 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

LE PARC DE GOURAYA

Le parc national de Gouraya se situe au nord de l'Algérie, en Kabylie, au bord de la Méditerranée, dans la wilaya de Béjaïa.

Elle accueille environ 1 200 000 visiteurs par an, surtout en période estivale. Ses plages de sables, ses falaises et ses eaux cristallines participent à son attrait.

Le Gouraya présente des richesses écologiques et esthétiques exceptionnelles, notamment la flore dont certaines espèces sont d'une importance nationale comme la station à Euphorbia dendroïdes et celle du Bupleurum plantagineum.

 

LE PARC DE GOURAYA

Pour la faune, le parc est considéré comme une aire naturelle par excellence du singe Magot Macaca sylvanus et un véritable sanctuaire ornithologique favorable aux oiseaux sédentaires ou migrateurs. Il y' a entre autre 15 sites historiques et 09 sites pittoresques.

Le parc étant limité au nord par la Méditerranée sur 12 km, il subit de plein fouet l'influence de celle ci.

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Alger, Un Lieu, Une Histoire - Une ville en puzzle

3 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

Bd-du-Telemly.jpg

Square Maillot Il se trouve dans le virage du boulevard Franklin-Roosevelt, entre la Villa Magnan (aujourd’hui centre médical de la Sûreté nationale) et le musée du Bardo. Ce square est orné de ficus géants. Dans le temps, le buste du docteur Maillot qui vulgarisa l’utilisation de la quinine contre le paludisme y trônait. D’où le nom de ce petit square dont les portes sont aujourd’hui fermées.

Immeuble Maurétania

Il se trouve à un jet de pierre de la gare de l’Agha. Ce grand bâtiment a été construit en 1952 par les architectes Georges Bize et Jacques Ducollet.

L’immeuble-barre des Dunes

L’immeuble-barre des Dunes (Mohammadia, ex- Lavigerie) a été construit en 1959 sur les plans des architectes Bellisent et Regestre.

Parc de Galland

Le parc de Galland (aujourd’hui parc de la Liberté, Bd Krim- Belkacem) a été créé en 1915 par le maire Charles de Galland à qui Alger doit aussi le square de Bab-Azzoun et le square Nelson. Plus de 85 espèces de végétaux, dont certaines très rares, y avaient été plantées.

Cheraga ou Cheragas ?

Autrefois, Cheraga se terminait par un «s». Ce village fut peuplé par des colons originaires de la région de Grasse (France). Ils y développèrent la culture des plantes à essence.

Maison de la Radio et de la Télévision

Au Bd des Martyrs (ex- Bru), du nom de l’ancien maire d’Alger dont la tombe se trouve au cimetière chrétien de Diar Essaâda. Les travaux de réalisation du bâtiment de la Radio et de la Télévision furent lancés en octobre 1955, travaux qui se poursuivront jusqu’en 1974. Conçu par les architectes parisiens Paul Tournon et Michel Joly, le suivi de ce chantier fut confié à Léon Claro.

Rue Tanger

La rue Tanger (actuellement Ahmed-Chaïb) a toujours été célèbre pour ses nombreuses gargotes. Un dicton lui colle à la «peau» : «Le matin rue Tanger, le midi rue Manger et le soir rue Danger.»

Chapelle anglicane

L’annexe de la Grande- Poste est édifiée sur le terrain d’assiette où fut érigée en 1870 la chapelle anglicane Sainte-Trinité. Après sa démolition, elle fut reconstruite sur le site du British Council, en contrebas de l’hôtel Saint- George.

Lycée Descartes

Le lycée Descartes (rebaptisé cheïkh Bouamama en 1989) a été bâti en 1934. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce lycée abrita le siège du gouvernement du général De Gaulle.

Ben Aknoun

Ben Aknoun est une altération de Bensahnoun, le vrai nom de ce propriétaire terrien turc qui possédait plusieurs hectares de terrains agricoles dans la région et qui s’étendaient jusqu’à Dely Ibrahim.

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l'oasis d'Iherir

2 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

l'oasis d'Iherir

Située dans le monde fabuleux de forêts de pierre, de gorges spectaculaires et de canyons labyrinthiques au nord du Tassili n'Adjer et à 200 kilomètres de Djanet, l'oasis d'Iherir abrite un ensemble d'habitations blotties au fond d'un canyon à 1100-1400 mètres d'altitude.

Avec le Tassili n'Adjer, la vallée d'Iherir est classée patrimoine mondial (Unesco, 1982) et réserve de l'homme et de la biosphère (Unesco, 1986). Elle est reconnue zone humide d'intérêt mondial aux termes de la convention de Ramsar (Unesco, 2001).

C'est un monde de paysages extraordinaires, riche d'une végétation et d'une faune variées et parfois endémiques, où les oueds permanents sont le dernier refuge des poissons, en plein Sahara. C'est aussi un très haut lieu de l'art rupestre protoberbère.
Cette région de plateaux procure fraîcheur en été et assure des écarts de températures modérés en hiver.

A proximité d'Ihérir et de gueltas verdoyantes, on peut découvrir un village, aujourd'hui abandonné, qui fut pendant des années le village d'été des habitants d'Ihérir. Quelques rares familles viennent récolter les dattes sur ces lieux, mais n'y habitent pas...

Iherir est une merveille pour les Touaregs eux-mêmes, pour les randonneurs curieux, et pour les scientifiques de tous horizons : géologues, naturalistes, préhistoriens...

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mausolée à l'abandon

2 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

mausolée à l'abandon

Ci-contre le mausolée de Massinissa, roi Amazigh et premier roi de la Numidie unifiée. Son nom a été retrouvé dans son tombeau à Cirta, l’actuelle Constantine. Il est né vers 238 av. J.-C. dans la tribu des Massyles (Mis Ilès) et meurt début janvier 148 av. J.-C.

L’implantation géographique de la Soumâa, par rapport à la carte de la Numidie, et surtout de sa capitale Cirta, son type d’architecture, son mobilier funéraire, découvert en plus de l’ossement humain, font de lui une référence de l’histoire du royaume numide. Souvent décrit comme mausolée de Massinissa, faisant partie de ces structures monumentales qui avaient tant focalisé l’intérêt des chercheurs, il a fait l’objet de plusieurs observations jusqu’à une période récente, et suscite toujours un plus grand intérêt, grâce à son état de conservation, et aux réponses qu’elle peut apporter.

Aujourd’ hui des vaches broutent paresseusement les herbes folles qui « agressent » l’imposant monument de pierre trônant sur une colline dominant fièrement la ville d’El Khroub qui s’étend au loin. La construction en question, servant de pâtis à des génisses, n’est autre que le tombeau de Massinissa, le roi légendaire de la Numidie heureuse, ou « Soumâat bliss » (mausolée de Satan), comme certains continuent encore à l’appeler, empruntant cette très vieille appellation aux ancêtres qui l’avaient côtoyé sans jamais avoir pu percer ses secrets, d’où ce surnom mystique, certainement inspiré du mystère du lieu et de la peur de l’étrange qui l’entoure.

Le mausolée, situé à 16 km de Constantine et à 4 km au Nord-est d’El Khroub est placé à l’intersection des voies qui reliaient, selon un document d’archives, Cirta, la capitale Numide, à Théveste (Tébessa), Calama (Guelma) et Sitifis (Sétif). Les travaux de fouilles et d’explorations engagés après sa découverte en 1915-1916 par la société archéologique de l’époque, ont révélé un caveau de 2 m sur 1 m orienté du Nord-est au Sud-ouest.

Ce caveau de 1,12 m de profondeur, établi au-dessus de l’assise des fondations, était couvert de dalles de 40 cm d’épaisseur, encadrées de pierres de taille. Le fond n’était dallé que sur l’angle Nord-ouest, lit- on sur le même document.

Le tombeau qui formait deux compartiments superposés, séparés par des dalles, contenait trois urnes intactes et les débris de plusieurs autres ainsi que divers autres objets oxydés et en morceaux, dont des armes, un casque, une tunique, des fers de lances et des javelots. Les pierres du mausolée étaient de style mixte gréco-punique, importées à Cirta par des ouvriers grecs et carthaginois qui y furent employés par les rois de Numidie, principalement par Massinissa et son fils aîné Micipsa (3ème et 2ème siècle avant JC), selon Mlle Chadia Khelfallah, directrice du musée national de Constantine.

Le caveau ou devait reposer, selon certains documents, la dépouille mortelle du roi Numide Massinissa, qui régna pendant 60 ans avant de mourir, en l’an 148 à Cirta, n’a aucune communication avec l’extérieur. Il est situé au milieu d’un soubassement en pierres brutes de 10,50m de côté et de 2,80 m de hauteur comprenant cinq niveaux de pierres taillées lesquelles, si elles ont résisté aux éléments naturels et à l’usure du temps, n’ont cependant pas pu se préserver des effets dévastateurs dus à l’inconscience de l’homme et à sa négligence.

Bien qu’il ait fait l’objet d’une restauration somme toute assez sommaire, qui a néanmoins coûté une enveloppe assez conséquente au trésor public, ce patrimoine en « perdition », à défaut d’accueillir des touristes, demeure à l’état d’abandon, livré aux dégradations, sans aucune protection

Des troupeaux de vaches et de moutons, des meutes de chiens fréquentent les lieux en quête d’une nourriture devenue abondante en raison de la prolifération des déchets et des ordures de tout genre jonchant l’endroit. Un site qui se retrouve, la nuit tombée, plongé dans l’obscurité, les lampadaires ayant été saccagés, ce qui contribue à créer un climat d’insécurité pour les visiteurs qui, de ce fait, se raréfient.

Une situation qui devrait cependant connaître une « amélioration sensible », selon le président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’El Khroub, M.Mohamed-Seddik Hemaïzia, qui a affirmé à l’APS que des contacts sont en cours avec une entreprise spécialisée pour le remplacement des lampadaires vandalisés, et qu’une « vaste opération de désherbage » allait être entreprise « dès cette semaine » tout autour du site. Une action qui constitue, selon un citoyen, « un minimum » pour un monument représentant un pan important du patrimoine matériel du pays.

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alger d'antan

1 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

alger d'antan

alger d'antan

Institut Pasteur d'Algérie, hôpital Maillot, Villa du Traité, des structures chargées d’histoire. Remontons le fil du temps, sur les traces de la mémoire.
L'Institut Pasteur d'Algérie (El-Hamma)
Avant de prendre ses quartiers sur les hauteurs du Hamma, à un jet de pierre du Jardin d’essai et du Musée national des beaux-arts, l’Institut Pasteur d'Algérie se réduisait à un simple laboratoire dans les jardins de l'université d’Alger. C’est là, dans un pavillon, que les professeurs Soulier et Trolard préparaient sérum et vaccin pour lutter contre le paludisme et d’autres maladies. Il était urgent de créer un espace moins exigu. D’où la décision du gouverneur Jonnart de solliciter l’institut Pasteur de Paris pour l’aménagement d’une filiale à Alger. En 1910, l’Institut Pasteur d'Algérie fut inauguré sur les hauteurs du Hamma, avec à sa tête le docteur Edmond Sergent. Ce n’est pas pour autant que l’annexe de vaccination de l’avenue Pasteur fut fermée. Au contraire, et afin d'encourager la recherche, une station expérimentale fut construite dans la Mitidja ainsi qu’un laboratoire à Biskra.
L’hôpital Maillot (Bab-El-Oued)
C’est l’ancien palais d’été du dey Hassan Pacha. En 1917, l'hôpital du Dey fut rebaptisé François-Clément Maillot, du nom du médecin qui codifia l’usage de la quinine contre le paludisme en 1834.
La Villa du Traité (El- Biar)
Devenue un centre médical, cette magnifique demeure se situe à la rue Ali-Lamamri, ex-rue du Traité (El-Biar). Le capitaine Raïs Hamidou l’avait reçue en cadeau, par le dey Hussein. Une récompense pour avoir capturé une frégate portugaise. En 1830, cette résidence servit de QG au général de Bourmont. C’est là que fut signé le traité de la capitulation d’Alger (d’où son nom). En 1920, la Villa du Traité est rachetée par un riche colon du nom de Portes. Elle devient ensuite la propriété du Bachagha de Saïda qui en fait don à l’administration française coloniale.
SabrinaL.

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Les défenses d’Al-Mahroussa

1 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

Les défenses d’Al-Mahroussa

Bordj Ras Tafoura, Bordj Ez’zoubia, Bordj El Fanar... pour assurer la défense d’El-Djazaïr, une kyrielle de forts fut construite à l’époque turque.
Bordj Ras Tafoura

Appelé également Bordj Bab Azzoun, il fut érigé vers 1573 par Hassan Ben Kheireddine Pacha. Ce fort fut détruit en 1905 lors des travaux d’aménagement du boulevard Lafferrière (actuellement boulevard Khemisti).
Bordj Sultan Kalassi (Fort l’Empereur)
Ce fort de 480 canons fut construit en 1545 sous Hassan Ben Kheireddine Pacha sur la «Colline du savon», Kouidate Es’Saboune (Les Tagarins) où Charles Quint avait planté sa tente en 1541. Kouidate Es’Saboune fut occupée le 15 août 1518 par Hugo de Moncada qui dirigeaient avec Gonzalvo Marino de Riviera l’expédition espagnole contre Kheireddine. Ce fort de forme rectangulaire mesurait 150 m de long sur 100 m de large. Il a porté différents noms : Bordj Moulay Hassan (son constructeur), Bordj Taos (des paons), Bou Lila (père de la nuit). C’est dans les dépendances du Fort- L’empereur que le général de Bourmont (1775- 1846) reçut les premières propositions de paix qui furent discutées plus tard dans la villa Djenan Raïs Hamdan (villa du Traité) à El-Biar.
Bordj Ez’Zoubia (Fort-Neuf)
Actuellement siège de la DGSN (Direction générale de la Sûreté nationale), ce fort fut érigé en 1802 sur l’emplacement d’un ancien bastion, sous le règne de Mustapha-Pacha. Cette défense occupa la place d’un dépôt à ordures, d’où son nom.
Bordj-El-Fanar (Le Fort du phare)
55 canons au total répartis sur quatre étages, une poudrière, une vaste citerne au-dessus de laquelle se trouvait le quartier général des canonniers : voilà comment se présentait ce fort dont la construction fut réalisée en 1619, sur les restes du Penon, par Hussein Cheik. Ce fort était doté d’un phare haut de 40,75 m qu’on allumait pour orienter les navires la nuit.
Bordj Bab-El-Oued (Fort des 24 heures)
Edifié sur le cimetière des Pachas, sur une masse rocheuse, le Fort des 24 heures est lié à une histoire terrifiante. On raconte qu’un maure du nom de Geronimo fut enseveli vivant, dans un bloc de pisé en 1569 à cet emplacement. Les travaux de construction de Bordj Bab El Oued démarrèrent en 1557 sous Mohamed Pacha et se termineront en 1568 au cours du règne du Pacha Ali El Euldj. A l’emplacement de ce fort, fut aménagé en 1880, le square Nelson.
Bordj Es’Sardine (Le Fort des sardines)
Armé de 32 canons et possédant deux étages de feu, il fut construit après les bombardements de 1661 sous le règne d’Ali Agha.
Bordj Ras-El-Moul (Le Fort de l’extrémité du môle)
Situé à la pointe du môle, il fut édifié en 1704 par Ali Ben Hussein. La construction nécessita huit années.
Bordj de Tamentfoust (La Peyrouse)
Ancien fort turc construit en 1661 sous le règne d’Ismaïl Pacha.
Bordj Ma-Bin
Il fut érigé sur ordre de Hussein Dey au fond de la darse en 1826.
Bordj El-Kiffan (Fort de l’eau)
En 1556, le Pacha Mohamed Kurdogli, gouverneur d’Alger, fait construire un fort sur un rocher au bord de la mer. Achevé en 1581 par Djaffar Pacha, ce fort constituait un point stratégique puisqu’il permettait de contrôler l’entrée de la baie d’Alger.
Fort de l’Etoile (Fort des Tagarins)

Edifié en 1568, sous le règne de Hassan Ben Kheireddine, ce fort fut démoli en 1808.
Sabrinal

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Des hommes et des aigles

1 Mai 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

Des hommes et des aigles

C’est sans doute l’un des endroits les plus mystérieux, les plus secrets et les plus beaux d’Algérie. Il vous offre le spectacle ahurissant de tout un village niché dans le creux d’une falaise sur une même ligne.



Au premier regard posé sur ces habitations troglodytes nichées là où seuls les aigles peuvent avoir accès, un sentiment étrange vous envahit. L’impression d’avoir tout à coup remonté le temps, et une plongée dans un passé vieux de plusieurs siècles s’empare de vous pour ne plus vous lâcher.
Situé au fin fond des Aurès, dans l’un de ces nombreux et splendides canyons qu’abrite l’Ahmer Kheddou, Tajjmint (Djemina) est un site naturel et historique que peu de gens ont foulé du pied. Pourtant, il passe pour être la forteresse secrète de la reine berbère Dihya, passée à la postérité sous le nom de la Kahina. Le site aurait également été utilisé par un «aguellid» (roi) berbère du nom de Yabdas dans sa lutte contre les Byzantins en 539.

Cette place forte se situe sur le territoire de la commune de Tkout, à près de 40 kilomètres de piste du chef-lieu de la commune. Pour cause de route coupée à la circulation, nous avons dû faire un détour de 140 kilomètres, contourner par l’est le massif des Aurès, prendre à travers les plaines de Biskra et Zeribet El Oued avant de reprendre le chemin de la montagne. Ce n’est pas tout, il faut se faire identifier à deux barrages militaires avant d’accéder à cette merveille de la nature qui abrite l’un des sites d’habitation les plus vieux du monde avec des maisons troglodytes nichées dans une falaise et une forteresse inaccessible au sommet d’un promontoire rocheux dont la simple vue vous laisse bouche bée.

Imaginez une forteresse bâtie sur un nid d’aigle, coiffant une falaise haute comme un bâtiment de quinze étages. La légende dit qu’elle a plusieurs entrées secrètes mais on ne lui connaît pour accès qu’un seul passage. Sauf à être un audacieux monte-en-l’air, personne ne peut se risquer dans une escalade aussi difficile. Il faut s’engager sur un sentier abrupt où l’on peut à peine poser le bout de ses orteils avant de s’engouffrer dans un étroit boyau où l’on monte à la force des pieds et des mains. Jadis, des piquets de bois fichés dans la roche facilitaient l’escalade, aujourd’hui, la plupart de ces piquets sont tombés en ruine. Des amis de Tkout nous ont servis de guides dans cette escapade, et deux jeunes ont néanmoins réussi l’exploit d’arriver jusqu’au sommet. Vus du fond du canyon, ils avaient l’air d’un couple de lilliputiens.


La falaise, haute d’une soixantaine de mètres, court sur près d’un kilomètre. Sur le toit de cette falaise, c’est tout un village de maisons de pierres sèches et de greniers qui a été construit. Des bassins creusés dans la roche servent à recueillir l’eau de pluie. Ainsi réfugiés sur cette arête de grès, les habitants pouvaient vivre en complète autarcie ou soutenir des mois de siège face aux envahisseurs.
Bien avant de partir à l’assaut du site qui abrite les maisons troglodytes, nous longeons le lit de oued Mestaou où ne subsiste qu’un petit ruisseau qui ne cesse de former bassins et vasques au milieu de gigantesques pierres polies par les temps et les eaux. Pendant des millions d’années, l’eau a patiemment creusé la roche pour tracer sa route. De part et d’autre, les falaises sont si hautes qu’elles donnent le tournis.

L’eau finit par se jeter du haut d’une cascade de 30 mètres dans un petit lac aux eaux d’émeraude alors que la falaise poursuit sa course sur notre droite sur des centaines de mètres. D’autres habitations troglodytes sont visibles tout le long de cette falaise.  On peut «aisément» accéder au pied de la falaise qui abrite les habitations troglodytes, mais il n’est pas donné à tout le monde d’en faire l’escalade. Tandis que l’audacieux Salim Yezza escalade pieds nus les parois lisses jusqu’aux habitations pour nous rapporter quelques photos, nous nous contentons sagement des premières marches naturelles. Sur certains passages, le frottement des mains des siècles durant a rendu la roche lisse et polie comme du marbre. Des trous creusés dans la roche à intervalles réguliers témoignent que les passages étaient sans doute balisés par des garde-fous.

D’après les guides, l’endroit était encore habité jusqu’aux années 1950. Aujourd’hui encore, il n’est guère facile d’imaginer comment ces hommes ont fait pour construire leurs maisons avec des pierres aussi lourdes, des troncs d’arbre et de la terre. Une performance sans doute unique dans l’histoire. Pour avoir érigé des villages dans un milieu aussi hostile et des conditions aussi extrêmes, pour avoir utilisé un espace aussi réduit à leur avantage, les montagnards des Aurès ont fait montre d’un génie bâtisseur rarement vu dans l’histoire, un cas d’école pour tous les architectes du monde. Encore une fois,  on retrouve cet atavisme des Algériens à saborder des cartes maîtresses en matière de tourisme que peu de pays possèdent. Aujourd’hui, ce patrimoine de l’humanité toute entière est en train de tomber en ruine. Une partie de la falaise s’est récemment effondrée en emportant avec elle quelques maisons. Si rien n’est fait, dans quelques années, il ne restera plus grand-chose de ce site unique. Les autorités en charge du secteur ont pour devoir de le sauvegarder car ce serait véritablement un crime que de laisser disparaître à jamais ce legs des ancêtres.

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