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Djurdjura Club de Boghni

USMAnnaba 1 MCSaida:But de Benchabane

26 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

                          

 
Prénom Aghilès
Nom Benchaâbane
Nationalité Algérie
13.09.89 à Boghni
Taille / Poids /
Poste Attaquant
Dossard  
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La grotte Cervantes à Belcourt

25 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

[C++grotte.jpg] 


Un élément naturel historique de la banlieue de la Médina D’El-Jazair au 16éme siècle est la grotte refuge du prestigieux écrivain espagnol Miguel de Cervantès (1547-1616), auteur de l'immortel roman "Don Quichotte de la Manche", édité en 1605.
Cette grotte toujours accessible est située dans la commune de Belouizdad (Alger) où elle est nichée dans un creux de la falaise qui domine la plage de la baie d’Alger.

La restauration et l'aménagement de ce lieu naturel et historique ont été récemment réalisés grâce au mécénat de la société Espagnol Repsol. Ce lieu dont s’est inspiré l’écrivain dans ses écrits est composé de 4 parties distinctes: la grotte, préservé dans un état proche de son origine, l'abri, le balcon offrant une vue féerique sur la baie d'Alger et l'esplanade. Ce dernier lieu fut aménagé par le passé pour en rendre l'accès plus facile. En son milieu est érigée, grâce à la communauté espagnol algéroise, une stèle depuis 1887 en hommage au captif d'Alger.
Miguel de Cervantès a passé cinq ans à Alger, après avoir été capturé le 26 septembre 1575 alors qu’il était de retour vers l’ Espagne à bord de la galère Sol après son séjour de Naples. Une flottille turque commandée par Arnaut Mamí (ie. Mami l'Albanais), le fit prisonnier avec son frère Rodrigo alors qu’ils naviguaient à hauteur de la Costa Brava. Ramenés à Alger, Cervantès est attribué en tant qu'esclave au grec Dali Mamí. Le fait de trouver en sa possession les lettres de recommandations qu'il portait de la part de don Juan d'Autriche et du Duc de Sessa fit penser à ses geôliers que Cervantes était quelqu'un de très important et qu’en échange ils pourraient obtenir une bonne rançon. Le prix de sa libération fut fixé à Cinq cent écus d’or. Au cours d’une deuxième tentative de fuite, Cervantes ainsi que ses compagnons devaient se cacher dans la grotte en attente d'une galère espagnole qui viendrait les récupérer sur la plage d’Alger. La galère qui tenta de s'approcher deux fois de la plage fut prise par les gardes du roi d’Alger Hassan Pacha. Découvert Cervantès fut alors mis sous surveillance.


De retour dans son Pays après le rachat de sa liberté par le Trinitaire Juan Gil en 1580, il se consacrera à l'écriture jusqu’à sa mort en 1616.

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Jardin essai

25 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #tourisme

Vue sur le jardin d'essai

Le Jardin du Hamma,
été créé dès 1832, mais les aménagements actuels ont été dessinés, en 1929, par l' architecte français Régnier. Il présente, dit-on plus de 3.000 essences différentes. Le Jardin du Hamma, dont une partie est affectée à la culture des plantes de pépinières, abrite les services de l' Institut national de la recherche agronomique.

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Résultats 23 ém journée

24 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

ESDEM  3    JSAYMoussa  1.

JSTadmait  1  KCTagmount azzouz 1.

ASCouagnoun  1   OTR tizi rached 1.

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Paganisme berbére

24 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

De nombreux dieux nous sont connus par l'épigraphie latine mais nous ne connaissons ni leurs attributions ni leur nature, les inscriptions se situent à Cherchel, près de l'Oued Marcouna, à proximité de l'Oued Tezzoulet, à Lamoricière, à Henchir Remdan en Tunisie, à Aïn Kebira. Peut-être ces divinités sont des rois Maures divinisés, ainsi Autiman associé à Mercure dans une inscription à Lambèse est comparé au Mastiman de Corippus et correspond pour certains au dieu de la guerre tandis que d'autres voyaient en lui le Jupiter Toenarius similaire au Jupiter Tartarius correspondant au Dis Severus de l'inscription latine. Des victimes humaines étaient immolées en son honneur en temps de peste. Aulisva était adoré dans la région de Tlemcen avec des inscriptions découvertes à Agadir et à 'Aïn Khial. Kautus Pates est mentionné à Khenchela et Kaub dans le Chetabba. Une inscription de Henchir Matkides nous apprend cinq dieux du pagus de Magifa, dont Masidenis, Tikikvae, Sugganis et Iesdanis qui possèdaient une statue chacun. L'inscription Iocoloni deo patrio à Sidi Yousof mentionne un Iocolo, cette dernière est une épithète de Deus patrius donnée à Baliddir ou Baldir dans les inscriptions de Guela'at bou Sba', à Sigus et une autre à Henchir el Bez. M.G.Mercier traduit iddir par «Le Dieu vivant» et d'autres rapprochent iddir du nom de Abbadiri Sancto dans l'inscription de Miliana, il fut ajouté dans les divinités puniques par Saint Augustin tandis que Priscie donne le nom d'Abbadia au bétyle avalé par Saturne. Iddir pourrait s'être créé sous l'influence de Rome et des peuples en auraient fait un grand dieu local, du moins en Mauritanie comme l'indiqueraient deux inscriptions, à savoir celle de Bougie dédiée à Numini Mauretaniae et genio Thermarum et celle de Aïn Kebira honorant Numini Maur. Selon les Espagnols, les Guanches vénéraient un dieu suprême et Viana rapporte que ce dieu se nommait Hucanech, Guayaxarax (de Achguoyaxiraxi «Le Conservateur du monde»), Acucanac, Menceito, Acoron, Acaman, Acuhurajan et tous signifiant «Tout-Puissant, Protecteur et Créateur de tout être, sans principe et sans fin, cause des causes». Les mots Acoron et Acaman signifient en berbère «Le Grand» et «Le Ciel». Toutefois, les Espagnols altérèrent les mots guanches. Ainsi, Achaman «Dieu suprême» est plus juste qu'Acaman et se rapproche du touareg aouelimmiden Aochina «Le Ciel», ce mot se rattache à la racine G N qui donne en zouaoua Thignouth «Nuage» et Igenni «Ciel» et dans d'autres dialectes se rapporte à Ajenna et Ijenni. Mais ces révélations de Viana sont sujettes à discussions. Pour Viera, le dieu serait appelé Eraoranhan (Eraorangan pour Galindo) sur l'île de Fer, il siègeait avec Aroreyba, la déesse des femmes, sur les deux rochers de Bentayga. Après leur conversion au Christianisme, les habitants de l'île de Fer nommèrent Jésus Eraoranhan et Marie fut appelée Moreybo. Selon Espinosa, le dieu suprême aurait créé l'homme et la femme de la terre et de l'eau, les troupeaux leur furent donnés pour les nourrir. Dieu leur dit de pratiquer l'élevage car il ne leur donnerait pas plus de bêtes pour manger. Dieu créa plusieurs classes de personnes, à savoir les Achicaxac les paysans qui sont la dernière classe, les nobles Achimencei et les chevaliers Cichiciquitzo.

D'autres divinités existent mais nous ignorons les noms indigènes mentionnés par les Grecs et les Romains que les Berbères empruntèrent ou assimilèrent à ces cultures. Hérodote dans son Histoire (L.II, ch.50) nous apprend que les Lybiens utilisèrent les premiers le nom de Poséidon. Ampélius dans son Liber memorialis (ch.IX) se réfère à un cinquième  Apollon né en Lybie. Selon Hérodote dans ses Histoires (L.IV, ch.180), Pomponius Mela dans son De situ orbis (L.I, ch.7) et Pausanias dans son Description de la Grèce (L.I, ch.IV), Athénê Tritogénis est née de Poséidon et de la Nymphe du lac Tritonis. Pour Hérodote, les Berbères vénèraient la déesse Athénê appelée Athéna par les Grecs par des rites paternels que les Vierges des Auses exécutaient.

Une inscription à Aïn Goulea en Tunisie et une autre à Henchir El Matria mentionnent un dragon Draconi Augusto. Peut être cet animal est à rapproché du culte des païens qui adoraient un serpent de bronze à tête dorée à Tipasa que sainte Salsa jeta à la mer, provoquant son supplice.

Le panthéon berbère s'est enrichi par la divinisation des rois. Une inscription latine est consacrée à Juba et au Génie Vanisuensis à Tassammert et Minucius Félix cite dans Octavius (ch.XXIII) : «Et Juba, Mauris volentibus, Deus est». À Bougie a été découvert un fragment d'inscription dédié au roi Ptolémée, fils de Juba, un autre morceau à Alger et un à Cherchel au Génie du roi Ptolémée. Les habitants de Thubursicum Numidarum (Khamissa) ont sacralisé Hiemsal, fils de Guda. Par ailleurs, les Berbères adoptaient les moeurs et les coutumes des peuples qui les conquéraient , ainsi les Berbères assimilaient les dieux de Rome après les divinités de Carthage, à savoir Jupiter, Junon, Pluton, Pallas, Vénus, Apollon, Diane, les Nymphes, Neptune, Mercure, Silvain, Bellone, Cérès, Hercule, Minerve, Mars, Esculape, les Dioscures, Tellus, Hygie, ect... mais aussi les divinités orientales, tels Mithra, Malgabel, Mater Magna, Jupiter Dolicheles, Jupiter Heliopolitanus, Isis, Sarapis.

Des demi-dieux sont recensés dans le panthéon berbère engendrant des légendes. La soeur de Ya'la ben Moh'ammed el ifreni accoucha vierge de son fils après s'être baignée dans une source d'eau chaude où s'abreuvent les animaux sauvages, la bave de ces bêtes fécondèrent la femme. L'enfant fut ainsi nommé Kelmârn ibn al Asad «Fils de Lion». Une autre légende rapporte la découverte du corps d'Antée qui mesurait 60 coudées, père de Sophax et ançêtre de Juba. Un autre géant assimilé par les Juifs et les Musulmans sous le nom Sidi Oucha' (Josué) serait enterré au bord de la mer chez les Beni Cha'ban dans la région de Nedromah.

Parmis les êtres fabuleux existent les génies nommés sous le nom arabe Chamârikh au XIème siècle de notre ère chez les Benou Oursifan. Les Chamârikh sont les ''démons familiers'' de cette ethnie. Les historiens arabes rapportent l'existence des ces génies familiers de la Kahinah, Dihya, fille de Tâbet de la tribu des Djeraouas. Ces démons lui annonçèrent la victoire finale sur les Arabes. Cette faculté prophétique nous est également rapportée par Procope dans De bello Vandalico (L.II, ch.8 ) quand les Maures usèrent de l'art de prédication des femmes lors de leur expédition de Bélisaire contre les Vandales. Au Xème siècle chez les Ghomara du Maroc, Tangrit, tante de Ha-Mim, et sa soeur Djadjou étaient des devineresses réputées. Toutefois, le don de prophétie étaient aussi accordé aux hommes berbères, tel le devin Feïlaq des Kotama. Les Berbères craignaient les ogres relativement présents dans les contes populaires. Chez les Fadhilah et les Benou'Aqidân à l'ouest de l'Egypte, la tradition prétendait que fréquemment le nouveau né féminin changeait de forme pour prendre celle d'un ogre, le Ghoul, ou d'une Si'lah pour se jeter sur les voyageurs. La plupart des noms désignant les ogres sont d'origine berbère, ils sont nommés Amza à Ouargla, Thamzat ou Tamzat au féminin qui dérive de la racine M Z «Saisir» ou «Prendre» chez les Beni Menacer, Aouaghzeniou chez les Zouaouas. L'ogresse se nomme aussi Taghouzant en chel'a du Tazeroualt et Tserial en zouaoua. Les termes arabes sont Ghoul ou Zellouma par exemple. Toutefois, dans les contes qui sont un mélange de traditions diverses, anciennes et tardives, les ogres sont nommés Djohala (en arabe «Ignorants»).

Les cultes rendus aux dieux sont presques inconnus concernant les divinités d'origine berbère car les Berbères assimilèrent les cérémonies des Phéniciens, des Romains et parfois des Grecs. Les Guanches se constituèrent leur propre culte sans être influencés par les étrangers du fait de leur isolement. Viana cite la caste des Harimaguadas chez les Guanches qui vivaient en commun, faisaient voeu temporaire de virginité, instruisaient les enfants, assistaient aux cérémonies de pluie et les hommes étaient interdits de les regarder. Leur demeure se nommait Tamogantin acoran «Maison de Dieu» traduit en berbère par Tigimmi tin amoqran. Une de leurs cérémonies était la consultation par le sommeil, ils se couchaient sur une tombe et la réponse leurs apparaissaient en songes, divination existante aussi chez les Nasamons.

Les principales fêtes berbères sont saisonnières symbolisant les principaux changements de l'année. Ces cérémonies s'adressent aux formes invisibles et se déroulent près des tombeaux des marabouts populaires. Les principales fêtes se nomment Ennaïr, Ansera la fête de l'eau, Achoura, ect...

Une tradition affirme que chez les Berbères Beni Geldîn et Fazânah de Tamerna entre Sabâb et les montagnes de Targhîn, les habitants traçaient un écrit qu'ils se communiquaient entre eux pour découvrir l'auteur d'un vol. Le voleur saisissant l'écrit était pris de tremblements, s'arrêtant lorsqu'il avouait. Une autre légende affirme qu'un homme nommé Ibn Kosyah «Le fils du petit manteau» vivait dans les montagnes des Medjeksa du Rif. Lorsqu'il retournait son manteau, ses adversaires et leurs bêtes périssaient quelques soient leur nombre. De nombreuses autres légendes usant de la magie sont recensées chez les Berbères. Les femmes berbères étaient réputées pour être de puissantes sorcières depuis l'Antiquité, Virgile fit consulter par Didon une prêtresse massylienne pour retenir Enée par sa magie dans Enéide (IV). De nos jours, les femmes du Jurjura usent d'incantations et de plantes, tels que l'id'mim (l'aubépine), thagounsa (les racines du palmier nain), thazouggarth (le jujubier sauvage ), azinba (le fruit des conifères), kerrouch (le chêne vert).

Les rites funéraires étaient élaborés, les Berbères enterraient leurs défunts dans de simple fosse surmontée de pierres au mausolée royale. La position du corps variait d'une ethnie à une autre, certains corps étaient étendus et d'autres les genoux ramenés au menton, symbolisant la position foetale. Les Berbères craignaient et respectaient leurs morts, ils pensaient que leur manquer de respect entraînaient le retour des morts sous la forme d'un mauvais esprit. Les rites funéraires étaient très ancrés dans la tradition berbère, ils ne furent pas influencés par les croyances étrangères. Les Berbères pensaient que les morts continuaient à vivre dans l'au-delà, ainsi de la nourriture, des armes et des poteries étaient déposées dans la sépulture. Des animaux étaient sacrifiés avant ou après l'enterrement. Pour éviter l'anéantissement du cadavre, des objets magiques, des bijoux de cuivre ou des colliers de coquillages paraient le corps du mort, puis après la décarnisation, le squelette était peint de couleur rouge, symbole de vie et de force. Les Berbères pratiquaient l'incubation pour communiquer avec les morts, ils priaient puis s'endormaient sur la tombe du défunt qui usait du rêve pour transmettre son message. Ce rite fut interdit par l'Islam et remplacé par l'istikhara, prière de demande par le rêve.

Toutefois, ce peuple fut à de nombreuses reprises conquis par des adversaires qui infuençèrent leurs convictions religieuses. Les Berbères restèrent païens ou se convertirent à l'islam, au Judaïsme ou au Christianisme.

source : René Basset, Revue de l'histoire des Religions (1910)

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Enfouissement de l'Histoire, effacement des lieux de mémoire: L'hôtel du Parc des Accords d'Évian

23 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

Il y a quelques jours, j'ai retrouvé des photos de l'Hôtel du Parc de la ville d'Evian prises le 26 avril 2008 lors d'une visite effectuée avec un couple d'amis venus d'Alger. C'était un dimanche. Nous étions impatients de retrouver cet important lieu et repère de notre Histoire et mémoire. Au bout d'une heure, après avoir consulté une dizaine de personnes, pour arriver à destination, nous pûmes enfin localiser «l'hôtel des Accords d'Évian» alors que nous nous trouvions à quelques centaines de mètres à peine. La plupart des personnes rencontrées, y compris des locataires de la résidence, ignoraient totalement les évènements abrités par cet hôtel, et jusqu'à son existence même. Ce fut notre première surprise.

Emotions, mais aussi tristesse et désillusion à notre arrivée sur les lieux: pas la moindre trace de ce qui fût, entre le 20 mai 1961 et le 18 mars 1962, le théâtre du terrible bras de fer qui opposa négociateurs Algériens et Français. Une dimension insécable de notre Histoire, mais tout autant, et pour cause, de l'Histoire de France, élaguée, gommée.

Situé avenue de la Grotte, l'Hôtel du Parc avait été reconverti en résidence d'habitation intégrée dans un cadre architectural dit «Complexe du Châtelet». Pas la moindre empreinte des «Accords d'Évian», pas même une petite plaque, indication ou trace sur la façade pour fixer ce lieu de mémoire nationale, et d'une Histoire commune aux deux nations. Symboliquement radiée de sa dimension historique, cette grande et belle bâtisse qui a cristallisé l'épilogue de 132 ans de résistance à l'occupation, de combats pour la libération, d'une guerre impitoyable et déshonorante menée contre le peuple Algérien pendant près de huit ans. Guerre qui n'en portait pas encore le nom pour la partie française. Totalement «enseveli», enfin, ce lieu de mémoire et d'histoire qui abrita un moment fondateur, celui de l'indépendance de l'Algérie et de l'émergence dans le concert des nations d'un peuple de citoyens jusque là traités comme des sous-hommes. Qu'est-ce cela sinon une faute à l'égard des Algériens et un manquement à la mémoire historique. Faut-il parler de faute et de manquement de la France à l'égard de son Histoire et de sa mémoire lorsque des historiens de l'Hexagone se demandent si «l'amnésie nationale est une spécificité française»?

Dissimuler, occulter, minorer ou travestir des pans entiers de son passé c'est chercher vainement à ruser avec l'histoire. A Évian, l'hôtel du Par et les «Accord» n'ont pas complètement disparu. Deux plaques commémoratives y font allusion - l'une à la mairie, l'autre à l'hôpital. Elles rappellent l'assassinat du maire de la ville perpétré le 31 mars 1961, moins de deux mois avant «Évian 1», en ces termes :

«A la mémoire de Camille Blanc, maire d'Evian, victime d'un attentat de l'O.A.S. le 31 mars 1961 alors que le gouvernement français entreprenait des pourparlers de paix avec le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne à l'hôtel du Parc. Un an plus tard, le 18 mars 1962, les accords d'Evian mettaient un terme à la guerre d'Algérie».

Il reste que l'hôtel du Parc», ne figure ni dans le patrimoine historique de la ville, ni dans ses annuaires touristiques. Est-ce là une vision sélective de l'Histoire et des lieux de mémoire. Cette bâtisse devrait être pourtant un lieu hautement historique pour la France et il est étrange que l'État français, si prompt au classement, à la préservation, et à la réhabilitation historique de son patrimoine industriel et architectural — mines, forges, usines, et jusqu'aux écuries royales - n'ait pas songé à le faire pour ce lieu de mémoire fondateur d'une nouvelle histoire, celle du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et d'une nouvelle relation entre deux peuples et deux États souverains. Cette situation traduit-elle une volonté délibérée d'effacer, d'enfouir un passé peu glorieux pour le prestige français? Découle-t-elle d'un «devoir de l'amnésie»? Nous aimerions en douter, puisque l'Etat français n'a pas hésité, se grandissant ainsi, sur le tard il est vrai, à mettre en visibilité et protéger les lieux de mémoire de ses forfaitures (Drancy, Vel'd'Hiv, Mont Valérien, etc.), comme Jacques Chirac l'a solennellement reconnu le 16 juillet 1996, lors de la commémoration de la rafle du Vel'd'Hiv. Or les accords d'Evian participent d'un processus éminemment positif dans l'histoire des peuples anciennement colonisés.

Cette censure - outre l'injure et l'affront faits aux négociateurs Algériens, et par ricochet aux Français, et à l'Histoire universelle - mutile les générations présentes et futures des deux pays d'une dimension de leur identité nationale. Mutilation également pour ces jeunes générations nées et vivants en France, avec l'immigration en héritage, victimes de la violence symbolique de l'impératif d'intégration, sans cesse répété, sans cesse récusé. Des jeunes qui tentent de recoudre leur mémoire déchirée, de restituer le destin du père et du grand père, en un mot d'inscrire et de reconstruire une filiation et une identité, sur les modèles de la société où ils vivent, en pleine connaissance de leur histoire. Comme cet hôtel du Parc en déshérence, d'autres lieux de mémoire pour cette jeunesse ont disparu. Contentons-nous de citer les lieux de passage et de séjour imposés à leurs parents tel le camp Lyautey (Marseille) ou étaient cantonnés-contenus les travailleurs Algériens au lendemain de la guerre 1914-1918. Mais aussi les lieux de triage comme l'île du Frioul, où, par vague de 300, étaient mis en quarantaine les travailleurs coloniaux avant d'être débarqués à Marseille. Trois jours sur l'île pour être vaccinés et «désinfectés», en fait pour un épouillage et une douche. Détruite également la gare maritime de Marseille avec le projet Euro Méditerranée. Plus de traces pas même une plaque de ce lieu toujours présent dans la mémoire de l'immigration. S'agissant d'Évian, ne cachons pas que durant les premières années de l'Indépendance le contenu des Accords a prêté en Algérie à débats, controverses et affrontements - jusqu'à les mettre sous le boisseau- entre les dirigeants Algériens et nombre d'acteurs de la guerre de libération nationale. Aujourd'hui, alors que ressentiments et haines s'apaisent et que l'écriture de l'Histoire est une disposition constitutionnelle, aucune parcelle de celle-ci ne doit et ne peut-être occultée, car elle est constitutive, dans sa totalité, d'un socle commun, qui est au fondement et à la pérennité de l'Algérie en tant qu'État nation. Fêté depuis plusieurs années comme le jour de la victoire - Youm Ennasr - le 19 mars unit plus qu'il ne divise aujourd'hui.

On peut regretter que l'Algérie n'ait pas acquis cet hôtel pour en faire une «Fondation des Accords d'Évian», un musée ou encore une annexe du Centre culturel algérien de Paris par exemple. Mais qui peut le plus peut le moins et il est encore temps de faire le minimum dans la perspective de la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance de notre pays: apposer sur l'ex-hôtel du Parc une plaque commémorative et explicative de l'importance et de la portée de ce moment historique pour l'Algérie, mais également pour la France, et donner, en commun, à l'avenue de la Grotte ou à l'esplanade - où atterrissaient les hélicoptères transportant les négociateurs algériens - le nom des «Accords d'Evian».

Oui, c'est bien là le minimum dans un climat politique ou «l'éloge de la colonisation est de retour» et ou se banalise l'érection de monuments et de stèles en hommage aux tueurs de l'OAS et «aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française».

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L'entreprenariat au féminin

23 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #économie

Représentant 16,8% de la population active, les femmes ne représentent que 3,2% des entrepreneurs dans les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME). « Devenir son propre patron, créer son entreprise, une idée moins répandue chez les femmes que chez les hommes. En Algérie, en moyenne, depuis les 10 dernières années, moins de 4% des entreprises sont créées par des femmes», selon l'Agence nationale de développement de la PME. Dans ce cadre, une journée d'étude sur «les femmes chefs d'entreprises, opportunité et spécialités d'appui», se tiendra à Oran le 25 du mois en cours au CRASC.

Le but de cette rencontre organisée par l'Agence nationale de développement de la PME, en collaboration avec le programme de développement économique durable de La GIZ, mené pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, est de donner l'opportunité aux entrepreneurs de partager les difficultés qu'elles rencontrent au quotidien et de s'entraider, l'encouragement de la formation de groupements d'intérêts communs féminins pour consolider les efforts en vue de la promotion des produits compétitifs de qualité et répondant aux normes internationale, la mise en place de formation à l'entreprenariat spécifique aux femmes et la mobilisation et le soutien dans les réseaux d'accompagnement en faveur du développement de l'entreprenariat féminin.

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Ligue des champions : Interclube-MC Alger (1-1

23 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Réduit à dix et mené dès l'entame, le MC Alger a réussi à arracher le nul à Luanda contre l'Interclube (1-1), samedi en 8ème de finale aller de la Ligue des Champions Orange.

 

 

Le MC Alger a ramené un bon match nul de son déplacement à Luanda, face à l'Interclube (1-1), samedi en 8ème de finale aller de la Ligue des Champions Orange. Tout avait pourtant mal commencé pour les Mouloudéens : après une grosse faute, Douadi prenait son deuxième avertissement et laissait les siens à dix. Sur le coup franc qui s'ensuivait, Pedro Henriques ouvrait la marque de la tête (9ème, 1-0). Il fallait attendre le bout du bout du temps additionnel pour que Bensalem, rentré précédemment, n'égalise (90ème +3, 1-1). A la ramasse en Championnat, le MCA réussit au courage à ramener un résultat positif de ce lointain périple. 

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La JSK :Le crash à libreville

23 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

© dr  CDC : Missile explose la JSK

Les Gabonais de Missile FC ont lourdement battu la JS Kabylie (3-0), samedi en 8èmes de finale aller de la Coupe de la Confédération Orange. 

 

 

Plus dure est la chute pour la JS Kabylie. Encore à leur bonheur de s'être qualifiés pour la finale de la Coupe d'Algérie, les Canaris se sont lourdement inclinés, samedi à Libreville face au Missile FC, en 8èmes de finale aller de la Coupe de la Confédération Orange. Après une mi-temps vierge de but, les Gabonais ont accéléré au retour des vestiaires, marquant par N'Gani, sur un penalty généreux (47ème, 1-0), puis par Mintsa (60ème, 2-0) et par "Karl Marx" (81ème, 3-0). Les hommes de Rachid Belhout ont terminé la rencontre à neuf, suite aux expulsions de Nessakh et Berchiche

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Albert Camus : 50 ans après sa mort

22 Avril 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

Au Cimetière de Lourmarin, dans la lumière de la Méditerranée
etranger le plus lu de jeunes
L'Etranger - Le livre le plus lu des Jeunes
sepulture albert camus 
Sa sépulture au Cimetière de Lourmarin
rue en son nom
Une rue porte son nom à Lourmarin

L'écrivain avait choisi Lourmarin pour vivre, pour écrire. C'est dans ce village du Luberon qu'il repose.
Camus acheta la maison de Lourmarin en 1958, 3 ans avant sa mort, le 4 Janvier 1960, dans un accident de voiture sur une route de l'Yonne alors qu'il retournait à Paris avec son ami Michel Gallimard.
Dans le Luberon Camus disait retrouver la lumière des plaines et des montagnes d'Algérie
Une série de reportages à voir et à revoir sur le site.
Le 4 Janvier, José Lenzini  "Les derniers jours de la vie de Camus" était l'invité du 19/20
50 ans après sa mort, l'œuvre de l'écrivain irrigue toujours réflexions et commentaires. Dans le Lubéron depuis plus de 20 ans des rencontres littéraires en témoignent.
A Lourmarin sa fille Catherine conserve et perpétue l'œuvre de romancier, né dans l'Algérie de l'époque coloniale, humaniste, il reçut le prix Nobel de littérature en 1957
L'Etranger est le roman d'Albert Camus qui le fit connaitre et celui qui aujourd'hui est plus lu des jeunes en France.
Camus la fiction de France 2
Camus, mercredi 6 janvier à 20h35 sur France 2
Les dix dernières années de la vie tumultueuse d’Albert Camus enfin racontées à la télévision
De L’Homme révolté au Premier homme en passant par La Chute, les dix dernières années de la vie tumultueuse d’Albert Camus. Ce "fidèle infidèle", qui aura raison avant tout le monde sur tant de sujets va connaître en dix ans, une consécration mondiale et la crise la plus importante de son existence. Sauvé par l’Amour, rattrapé par l’Absurde, c’est un Camus intime, intègre, et d’une humanité bouleversante que nous découvrirons à travers ce film.
Réalisé par Laurent Jaoui. Avec Stéphane Freiss et Anouk Grinberg

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