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Djurdjura Club de Boghni

FCMamchrass 0 DCBoghni 1

28 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Le match àde la 14ém journée à rejouer pour cause d'incidents à amchrass,s'est enfin deroulé cet aprés midi à huis clos au stade du 1ér novembre.le seul but du match fut l'oeuvre de bouaicha à la 43min du premier half.en deuxiem periode le DCB a raté beaucoups d'occas d'agraver le score.à noter le fair play des vingt deux acteurs.
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20ém j DCBoghni 4 ASCOuagnoun 0,Le leader sur sa lancée

26 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Un match plein où les gars de boghni ont montré de la technique et une maitrise parfait du ballon à l'image des juniors loutani,belgacem et belaidi qui l'avenir du club.pourtant l'équipe visiteuse à poussé les joueurs du dcb jusqu'a les faire douter toute la premiere periode.c'est juste avant la mitemps sur un coup france tiré par le libero amichi que l'avant centre loutani reprend de la téte.1 but à zero donc qu'est sifflé le premier half.au retour des vestiaires nos joueurs accentuaient le rythme,ce que les ouagnounis ne suivent pas,et encaisserent 3 autres buts à la 65 min,78 et 86 min inscrits à la fois par le capitaine mahdi toufik.
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USSBeloua 0 DCBoghni 2: Boghni tel un rouleau compresseur

22 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Pour le compte de cette 19ém j Le DCBoghni vient de mater l'equipe de rdjaouna sur le score de 2 buts à zero au stade d'oukil ramdane.le premier but fut l'oeuvre de saidi à la 25 min suite à un cafouillage au sein de la defense de sidi beloua.au retour des vestiaires farid boudjmai doubla la mise à la 69 min suite à un retrait de toufik mahdi du coté gauche du trés bon gardien de rdjaouna.par la suite nos joueurs ont su garder le score jusu'au coup de sifflet final.vivement l'accession pour boghni

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Résultats de la 18ém journée

18 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

DCBoghni 3  JSTadmait  O.ASCOuagnoun  0  JSBoukhalfa 1.USTAla athmane  3 FCMamchrass  0.ESDEM 0  USSBeloua  0

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DCBoghni 3 JSTAdmait 0,Boghni assure l'essentiel

18 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Pour le compte de la 18ém j LeDCBoghni a atomisé la lanterne rouge,la jstadmait par un score sans appel de 3 but à zero.le match s'est deroulé à huis clos.à la mitemps le score etait de 2 à  zero.un but signé Loutani,en 2ém periode le DCB accentua la cadence et s'est permis un 3ém but.

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JSBoukhalfa 1 DCBoghni 1: boghni rate le coche

11 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Pour le compte de la 17ém journée du championnat Le DCBoghni regretera d'avoir éte rejoint au score à la derniere min du match par l'équipe de boukhalfa,et surtout de ne pas avoir tué le match suite a ce mauvais revois du gardien de boukhalfa,toufik mehdi rata lamentablement alors que le dcb menait deja 1 à 0 suite à un corner le jeune LOTANI qui effectuait sa rentrée placa un heading et mis le ballon au fond des filets.

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DCBoghni 3 CRBmekla 0

10 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Stade : communal de Boghni
Affluence : huis clos
Arbitres : Trio de bénévoles
Buts : Mahdi (41') Kaci (52') et Loutani (94')
DCB : Allal, Kaci, Hadj Moussa, Aliouane, Aïd, Belaïdi (Bechar), Boudjemai (Mansouri), Amouchi, Loutani, Saïdi, Mahdi (cap.)
Entraîneur : Kadri et Amirou
CRBM : Beloui, Ikanes, Matouk, Brachmi, Hamenad, Hamitouche C (Hamitouche A), Djouder, Hamadi, Challi, Guerabi,  Adouane (Azizi).
Entraîneur : Arab
 
Toujours privé de son public, le DC Boghni va d'emblée mettre la pression sur le CRB Mekla et s'offrir, à la 11', la première occasion franche de la partie par Kaci qui ne trouvera pas le cadre. Cinq minutes plus tard, le capitaine de DC Boghni, Mahdi, va à la 17' écraser sa lourde frappe sur la transversale des buts de Beloui. Evoluant haut et supérieurs dans la possession du ballon, les coéquipiers de Amouchi vont faire le siège du périmètre adverse sans pour autant faire preuve de lucidité et d'efficacité à l'approche de la surface de réparation des visiteurs. Insistant, le DC Boghni finira par prendre l'avantage, grâce à l'inévitable buteur-maison Mahdi qui mettra à profit une belle action offensive de la ligne d'attaque. Au retour des vestiaires, et malgré la réaction, timide il est vrai, du onze de Mekla, la formation chère au président Toua va se rassurer rapidement, à la 52', en inscrivant, par l'intermédiaire de Kaci, son deuxième but. Euphoriques, les poulains du duo Kadri-Amirou vont, par Loutani, sceller dans le temps additionnel la victoire du leader dans une rencontre marquée pas une grande sportivité.
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L'émir abdelkader à boghni

9 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #Histoire de la ville de boghni


L’Emir Abdelkader en Kabylie ( ISSER) (1838-1839)

Préparé dès 1803 par Napoléon 1er pour contrôler la Méditerranée et damer ainsi le pion à l’Angleterre qui avait aussi des visées d’occupation des « pays barbaresques », le plan de débarquement des troupes françaises à Sidi Fredj, le 14 juin 1830, ne fut mis en oeuvre par Charles X que près de trente ans plus tard.
Cette invasion n’avait certainement pas son origine dans un soi-disant « coup d’éventail » qu’aurait donné le dey Hussein au consul français Deval lors d’une entrevue au sujet d’un contentieux portant sur du blé vendu à la France par la Régence à l’époque de la Révolution.
Les motifs étaient bel et bien de coloniser une riche contrée « non loin des côtes de France » et de dominer la Méditerranée face à l’hégémonie ambitieuse de l’Angleterre (1). Cependant, bien que la Régence ait été sérieusement affaiblie par le déclin de l’Empire ottoman, le débarquement d’une armée forte de plus de 35 000 hommes près d’Alger se heurta à la réaction vigoureuse des populations qui se mobilisèrent spontanément pour résister à l’invasion. Les tribus de la Mitidja et de la Kabylie se portèrent sur le champ de bataille pour renforcer les troupes du dey, notamment lors de la bataille de Staouéli.
Les populations paysannes venues renforcer le corps des Janissaires. Mal entraînés aux batailles frontales, armés de quelques vieux fusils, de yatagans et de flissas, sans entraînement militaire aucun, ils ne pouvaient faire face, malgré leur bravoure et leurs sacrifices, à une armée expérimentée, technologiquement plus avancée et maîtrisant parfaitement l’art de la guerre.
L’armée du dey, ou son semblant, mal préparée pour résister à une des meilleures armées d’Europe, de surcroît mal commandée par un parent du dey décrit comme incompétent et timoré, dut céder en quelques jours, après un baroud d’honneur, ouvrant ainsi la voie à la reddition de la ville, de son dey ... et du trésor de la Régence, au général de Bourmont le 5 juillet 1830. La résistance populaire ne cessa point cependant. Ainsi, lors de l’expédition menée par l’armée d’occupation pour la prise d’Oran, les chefs de tribus mobilisèrent les populations pour résister à l’envahisseur. Le jeune et futur Emir Abdelkader, accompagnant au combat son père El Hadj Mahieddine, se serait distingué par son sang-froid et son audace lors de la
défense de la ville (2) .
Devant l’ampleur de l’épreuve à laquelle il fallait faire face, El Hadj Mahieddine mesura le désarroi des populations et leur peine. Ainsi, quand les chefs des Hachem, des Béni Amer, des Garaba et des autres tribus offrirent à Hadj Mahieddine la lourde charge d’Emir pour mener la lutte contre les troupes d’occupation, il déclina cet honneur en raison de son âge et proposa son jeune fils pour diriger la résistance. Le 22 Novembre 1832, dans la plaine d’Eghris, Abdelkader fut élevé au rang de chef par toutes les tribus de la région. Le jeune Emir savait qu’il venait d’être investi d’une charge lourde de responsabilités. Sa première mission, la plus urgente et non des moindres, consistait à réaliser l’unité nationale afin de faire face à un adversaire puissant et bien armé.

Il n’était point facile, en effet, de taire les dissensions entre tribus, les égoïsmes et les querelles qui déchiraient les populations, longtemps sous-administrées et livrées à elles-mêmes. Il devait vaincre les résistances de certains chefs de tribu dont les comportements féodaux et les compromissions leur faisaient rejeter toute tentative d’unité nationale et de résistance à l’occupant. L’Emir n’avait alors d’autre voie que le recours à la force - procédé qu’il n’appréciait guère pourtant- pour châtier les collaborateurs, fussent-ils puissants, comme ce fut le cas du caïd de Bethioua qui commerçait avec l’occupant en lui vendant des chevaux (3).

La réputation de sagesse et de justice du jeune Abdelkader, ses qualités de chef, dépasseront bientôt l’ouest du pays pour gagner toute l’Algérie. Ainsi, comme l’écrivit plus tard un officier français au sujet de l’Emir : « Si l’on avait contesté l’empire universel à l’élu de quelques tribus, on sentait peu à peu l’importance d’y laisser parvenir celui qui se montrait, à l’oeuvre, digne en effet de commander sur tous. » (4).

De fait, l’influence d’Abdelkader s’étendit très rapidement à tout le pays, et notamment en Kabylie, on l’on s’inquiétait vivement de la présence à Alger des troupes françaises. Les tribus de la région envoyèrent à l’Emir un messager en la personne d’El Hadj Ali Ould Sidi Saïd des Aït Khalfoun, pour solliciter son appui et lui faire part de leur désir
de combattre sous son autorité. Abdelkader conféra le titre de khalifa à El Hadj Ali et le chargea de porter des messages aux chefs des tribus, notamment à celui des Flissa (Iflisen Umlil) , El Hadj Ben Zamoum et à Belkacem Ou Kaci de la tribu des Amraoua, pour leur annoncer sa prochaine visite et leur demander d’apporter, en attendant, un appui effectif à son khalifa désigné. El Hadj Ali revint donc en Kabylie en 1837, escorté par une colonne de l’Emir composée d’une vingtaine de cavaliers (5).

Un an plus tard, El Hadj Ali retourna vers Abdelkader pour lui faire part des résultats de sa mission et lui signaler, notamment, le traitement qu’il a dû subir auprès de quelques tribus arrogantes des Koulouglis (métis issus de mariages mixtes entre autochtones et Turcs), établis à l’est de la Mitidja, qui refusèrent de reconnaître son autorité. Ce qui rendait ces tribus coupables aux yeux de l’Emir, c’était la collaboration ouverte qu’elles entretenaient avec l’occupant, bravant les ordres qu’il avait donnés de ne point commercer avec l’ennemi.
L’attitude de défiance de leur caïd El Bayram, irrita Abdelkader au plus haut point. L’Emir se présenta donc en Kabylie avec une armée régulière de cavalerie et d’infanterie et installa son camp pour un temps à Bordj Bouira. Quand les tribus apprirent que l’Emir conduisait ses troupes en personne, toutes se présentèrent à lui pour accueillir l’homme dont l’aura avait gagné tout le pays. Dans sa magnanimité, il accorda le pardon aux tribus Koulouglis dissidentes afin de renforcer les rangs de la résistance et chargea ses lieutenants de ramener les fuyards en les assurant de son pardon (6).

L’Emir proposa le commandement du Sebaou à Belkacem Oukaci chef des Amraoua. Ce dernier déclina avec respect cet honneur en indiquant à l’Emir que dans l’état de guerre qui sévissait, le premier rôle devait revenir, comme de tradition, aux chérifs ; il suggéra à l’Emir de conférer le titre de Khalifa à Si Ahmed Ben Salem qui appartenait à la noblesse et déclara qu’il se contenterait, pour sa part, du second rang.

L’Emir, favorablement impressionné par l’humilité de Belkacem Oukaci, fit alors appeler Si Ahmed Ben Salem qu’il investit devant le public du titre de Khalifa en le revêtant d’un burnous et en faisant jouer la musique en son honneur (7). Ahmed Ben Salem appartenait à la tribu des Béni Djaâd ; cette dernière était étroitement liée à la tribu des Béni Yala. Les Béni Djaâd étaient assez puissants en nombre et pouvaient réunir une armée forte de 2 600 fusils. Ahmed Ben Salem était alors âgé d’une quarantaine d’années. Sa force morale et sa piété étaient reconnues de tous selon les témoignages de l’époque ; les tolbas le citent comme un homme instruit, laborieux et plein de dignité dans ses manières ; les guerriers vantent sa prudence au conseil, sa bravoure dans le combat et son habilité à manier un cheval (Cool.

Au nord des territoires des Béni Djaâd, se trouvait le vaste territoire montagneux des Iflisen Umelil sur lequel commandait la famille Ben Zamoum.. D’après la légende, le qualificatif d’ « Umlil» attaché aux Iflisen, qui signifierait « enfants de la nuit », viendrait de combats nocturnes très audacieux qu’ils livraient aux Turcs, combats autour desquels ils leurs détruisirent plusieurs camps (9). Des l’annonce de l’arrivée de l’Emir en Kabylie, El Hadj Ben Zamoum se rendit à sa rencontre ; Abdelkader l’investit aussitôt du titre d’Agha des Iflisen, des Maâtka, des Ait Khalfoun, des Nezlyoua, des Guechtoula, des Ait Aziz et des autres tribus situées sur son territoire. Quant au commandement de Ben Salem, il fut complété par un remaniement opéré par l’Emir ; il détacha l’Aghalik des Béni Slimane du Beylik de Médéa et l’adjoignit au Sebaou puis ces dispositions prises, et après avoir prescrit l’établissement d’un poste a Bordj Sebaou, Abdelkader recommanda encore une fois aux différents aghas d’accorder aide et obéissance à son Khalifa Ben Salem, puis il retourna dans l’Ouest (10).
En 1839, Abdelkader visita une seconde fois la Kabylie accompagné de cent cavaliers. Ben Salem le rejoignit à Bordj Hamza où il campait, le conduisit dans sa famille à Bel Karoube et lui offrit l’hospitalité (11). C’est à l’occasion de cette deuxième visite que I’Emir, accompagné par son Khalifa, parcouru de long en large toute la Kabylie, se rendant à l’Est jusqu’à Béjaïa, et à l’Ouest, à Thenia, non loin d’Alger déjà occupée depuis le 5 juillet 1830. De Bel Karoube, Ben Salem accompagna Abdelkader à Bordj Boghni et à Sidi Ali Moussa. « Tous les habitants surent bientôt que l’Emir Abdelkader, le ‘’jeune sultan’’ qui avait fait aux chrétiens une guerre acharnée », était chez eux. La présence d’un tel homme dans leurs montagnes fit une vive sensation, et les Maâtka, les Guechtoula, les Ait Zemenzar, les Ait Abd El Moumen, les Ait Aïssi, et les Iflisen vinrent le visiter .... La tente de l’Emir était pressée par les Zouaoua qui
le regardaient avec des yeux éton-nés ; aucun d’eux toutefois n’osait y pénétrer ; les moins indiscrets, accroupis à l’entour, en relevaient les bords pour voir sans être vus ....(12). De Sidi Ali Moussa, l’Emir se rendit à Bordj Tizi Ouzou chez les Amraoua où il passa la nuit. Il partit ensuite pour Dellys, accompagné par Sid Abd er Rahman, lieutenant et parent de Ben Salem(13).

A Dellys, Abdelkader aurait fait remarquer à son compagnon que la place ne présentait aucune sécurité contre une éventuelle invasion des troupes d’occupation. Daumas rapporte l’anecdote suivante d’une conversation entre l’Emir et Sid Abd er Rahman (14) : « Comment pouvez-vous vous résoudre à habiter une ville du littoral ? Quant à moi, je n’y passerais pas une nuit sans me faire bien garder de crainte d’être surpris par les chrétiens. » Sid-Abder-Rahman répondit qu’il y restait sans inquiétude, parce que, aux dires des gens du pays, deux marabouts, Sidi Soussan et Sidi Abdelkader, protégeaient la ville contre les attaques des infidèles, l’un du côté de la terre, l’autre du côté de la mer.
Etiez-vous présent, demanda l’Emir à Sid-Abd-er-Rahman, lorsque ces marabouts firent les promesses sur la foi desquelles vous dormez ?
Non.
Eh bien, négligez ces propos populaires, puisque rien ne peut s’opposer à la volonté divine. Prenez donc vos précautions. Nous ne devons avoir aucune confiance. La paix ne peut durer. L’Emir aurait ajouté : « Envoyez vos bagages à la montagne, et ne laissez ici que votre famille et votre cheval. » (15). Après son séjour à Dellys, Abdelkader alla visiter le marabout de Bou Berrak, situé dans le pays des Ouled-Si-Omar-el-Cherif ; il y déjeuna et alla passer la nuit à Haouch-el-Nahal, chez les Issers. Les chefs de ces tribus vinrent l’y trouver ; il les engagea à transporter tous leurs effets sur les points culminants, et surtout à ne pas laisser leurs grains dans la plaine, mais à les enfouir dans des silos sauvages. Il donna les mêmes conseils à toutes les tribus qui campaient dans les vallées. « Ne croyez pas, leur disait-il, à la continuation de la paix ; bientôt elle sera rompue. » (16) Lors de sa visite aux Issers, l’Emir se rendit au
marabout de Bou-Mendass (Boumerdès ?), auprès d’EI-Djebil. C’était un pic élevé d’où il pouvait découvrir Alger. Il se fit donner sa longue vue et sonda la ville avec soin, s’informant de tous les points et recueillant des observations minutieuses sur le pays qui s’offrait à ses yeux(17).
L’Emir continuant son périple, se rendit chez les Béni Aïcha, fraction des Khechna. Il y fut bien reçu et force coups de fusils furent tirés en signe de réjouissance. Comme on pensait qu’il y passerait la nuit, on lui prépara la diffa (repas des invités de marque) mais à la tombée du jour il partit, et alla coucher à Bou-el-Ferad. Le lendemain, on le vit de bonne heure à Tamdiret chez les Iflisen où se trouvait le camp de Ben Salem (18). Apres son séjour chez les Iflisen où il aurait passé deux jours et deux nuits, il se rendit à Sidi Naâmane, chez les Amraoua. Les gens de l’Oued Neça (Oued Sebaou ?) vinrent lui offrir des présents considérables qui consistaient en figues, huile, cire et savon. Il manifesta ensuite l’intention de se rendre chez les Zouaoua et de pousser ensuite jusque sur les hauteurs de Béjaïa(19). Les chefs des Amraoua et des Flissa
l’accompagnèrent à Tamda, près de Ras Oued-el-Neça. De là, il se rendit à Akbou, puis chez les Sidi-Yahya-bou-Hatem, au-dessus des Ait-Ourghlis, ensuite chez les Toudja, de là chez les Tamzalet, patrie de la famille des Ouled-ou-Rabah ; il se rendit ensuite chez les Beni-bou-Messaoud, enfin chez les Sidi Mohammed-ou-Maâmeur, sur la Soummam, en face de Béjaïa (20).

Pendant toute la durée de sa visite, l’Emir fut l’objet d’un accueil exceptionnel, fidèle en cela aux coutumes et traditions des peuples de la région. Daumas en donne encore le témoignage suivant : Pendant tout le trajet, Abdelkader fut bien traité ; plus d’une fois il eut à subir une très importune quoique très généreuse hospitalité. A peine arrivé au gîte, de nombreux Kabyles, tête nue et le bâton à la main, venaient lui présenter la diffa de leur pays, énormes plats en terre (djefena) remplis de couscous et parsemés de quelques morceaux de viande sèche et prièrent leur hôte de manger dans leur djefena ; pour ne pas faire de jaloux, Abdelkader fut ainsi forcé de toucher aux plats sans nombre dont il était entouré (21).
Après sa visite aux tribus de la Soummam, sur le chemin du retour, Abdelkader se rendit à Khelil-ou-Iguefes et dut coucher chez les Beni-Brahim. La, Ben Salem le quitta après avoir reçu ses instructions et s’en retourna chez lui avec le chef des Flissa, El Hadj Ben Zamoum. L’Emir arriva à Bordj el Bouira, en passant derrière les monts Djurdjura. Il parcourut en longueur et en largeur la plaine de Hamza, et disparut bientôt en s’enfonçant dans le Gharb (22). L’empreinte laissée par l’Emir dans l’esprit des populations de la région durant sa visite ne s’estompa qu’au fil des générations. A la qualité de l’accueil qui lui fut réservé, la dimension humaine, religieuse et militaire de son auguste personne fut reconnue de tous, comme en témoignent des écrits sur
cette période héroïque de la résistance nationale. Son autorité fut obéie par l’ensemble des tribus durant ses années de lutte et jusqu’à sa reddition en 1847.
Tel fut l’accueil qu’Abdelkader, aux plus beaux jours de sa puissance, reçut dans les
montagnes de Kabylie. Pendant ce court trajet, il avait su se faire apprécier des fiers et
énergiques montagnards. La simplicité et la pureté de ses moeurs, son affabilité, sa piété, sa science, sa brillante réputation de guerrier, son éloquence de prédicateur, tout en lui saisissait.
Aucun de ceux qui purent le voir et l’entendre n’échappèrent à cette influence. Des poètes en firent le sujet de leurs chants (23). Ainsi devait écrire à son sujet, non sans un sincère respect, le colonel Daumas, officier français, chef du Bureau arabe d’Alger, qui connaissait bien l’Emir pour l’avoir maintes fois combattu.
Rupture du traité de la Tafna et reprise de la guerre. Les multiples recommandations de l’Emir, lors de sa visite en Kabylie, le fait qu’il répéta à plusieurs reprises aux chefs de tribu que la guerre ne tarderait pas à reprendre, n’était point dues à une appréciation hasardeuse de la situation. C’est que tout indiquait à l’Emir que les Français ne cherchaient qu’à gagner du temps pour mieux se préparer à la reprise des
hostilités. En effet, tout au long de la période qui suivit la signature du traité de la Tafna le 20 mai 1837, les autorités d’occupation attendaient de choisir le moment propice pour dénoncer l’accord de paix et continuer la conquête. En cela l’Emir n’était pas dupe ; il utilisa à bon escient les précieux moments de répit que lui laissait la trêve et s’employa au mieux à préparer les populations à une guerre qu’il savait dure, porteuse de deuils, contre un ennemi décidé à utiliser toute sa puissance. Le général Bugeaud, signataire du traité de paix avec Abdelkader, savait que le document était porteur des germes du désaccord et que la reprise des hostilités n’était qu’une question de temps.
Il aurait déclaré, dans une allocution qu’il prononça à Paris devant la Chambre en 1838 :
« Beaucoup a été dit sur les imperfections du détail du traité. J’avoue franchement qu’il y en a certaines, mais je pense que leur importance a été exagérée. Il y a seulement une qui peut avoir des conséquences, c’est l’expression "aussi loin que l’oued Keddara et au-delà. » Ce mot veut dire aussi loin que la province de Constantine. Cette expression est certainement vague ; mais on doit se rappeler que j’étais pressé par le temps. Un vapeur m’attendait. Il était impératif de décider soit de continuer la guerre, soit de signer la paix (24). Les versions arabe et française du traité de la Tafna différaient sur l’interprétation des limites du territoire reconnu aux Français dans la province d’Alger. Le document français mentionnerait dans son article 2 que
« la France déclarait posséder, dans la province d’Alger : Alger, le Sahel, la plaine de la Mitidja, s’étendant à l’Est aussi loin que l’oued Keddara et au-delà (25). En fait, le terme « au-delà » de la version française était transcrit « faouk » dans la version arabe, mot qui veut dire « au-dessus ». Ce litige a fait l’objet de discussions entre Abdelkader et le Maréchal Valée qui assumait, depuis le 30 novembe 1837, les fonctions de gouverneur général d’Alger. Le maréchal, ayant consulté Paris, on lui répondit : « Par les mots ’’oued Keddara, et au-delà’’, il faut comprendre tout le territoire dans la province d’Alger qui va au-delà de l’Oued Keddara jusqu’à la province de Constantine ... » (26).
Lors d’un de ses entretiens avec Valée, Abdelkader lui tint ces propos : « J’ai cédé le territoire jusqu’à l’oued Keddara à l’Est, et aussi loin que Blida incluse, vers le Sud. L’expression ’’aussi loin que l’oued Keddara’’ doit avoir un sens. Autrement pourquoi aurait-elle été insérée dans le traité ? Si elle signifie quelque chose, cela veut dire que vous êtes limités à l’Est comme à l’Ouest » (27). Quant au terme « au-delà », le mot arabe est "faouk" ; traduit comme vous le faites en ’au-delà’ ne signifie rien du tout. Faisons une expérience : prenez vingt arabes que vous choisirez vous-même et demandez leur le sens du mot « faouk ». S’ils vous répondent que le sens naturel de ce mot peut signifier, même en sous entendu, le même sens qu’ « au-delà » j’accepterais votre interprétation. Prenez alors tout le territoire entre l’oued Keddara et la province de Constantine. Mais au contraire, s’ils déclarent que le mot « faouk » que vous
traduisez « au-delà » réellement et strictement veut dire « au-dessus », acceptez la proposition que je vous fais. Cette proposition est de vous donner comme limite vers l’Est, la crête des montagnes qui se dressent au-dessus de l’oued Keddara(28) .
Le maréchal déclina la proposition. Valée ne cherchait-il pas un prétexte ? Les intentions du gouvernement de Paris étaient déjà bien arrêtées. Dans une correspondance en date du 1er mars 1839, le ministre de la Guerre écrivit au maréchal Bugeaud en ces termes : Abdelkader est l’appui matériel et moral de toutes les résistances que nous rencontrons. Tant qu’il subsistera, il sera l’espoir de la nationalité arabe et nous verrons l’antipathie mahométane se perpétuer contre nous ; il faut donc lui faire une guerre patiente et opiniâtre ....(29). L’Emir avait besoin de faire durer la paix encore quelques temps pour parfaire l’organisation du pays à laquelle il s’était attelé. C’était à l’époque des discussions au sujet de la limite Est des possessions françaises, qu’Abdelkader visita la Kabylie. Il y installa une organisation militaire et
avertit les populations de l’imminence de la reprise de la guerre. Il rallia à lui les tribus de la région de Constantine et plaça sous son autorité tout le territoire entre l’oued Keddara et Constantine. Valée savait que l’Emir était dans son droit. Comment alors contourner la difficulté ?
Il profita du passage à Alger d’un ambassadeur de l’Emir — Miloud Ben Arouch — de retour de France où il fut envoyé par l’Emir auprès de Louis Philippe pour expliquer au souverain sa position sur la question de l’interprétation du traité de la Tafna. Le maréchal Valée fit pression sur Ben Arouch pour lui faire apposer son sceau sur une version amendée du Traité. Ben Arouch déclara qu’il n’était ·pas autorisé par l’Emir à négocier. Sous les pressions, il finit par céder et donna son aval personnel au document de Valée. Il déclara cependant au maréchal que son point de vue n’engageait pas l’Emir. Abdelkader se trouvait à Takdempt le 10 janvier
1839. C’est là qu’il apprit de Ben Arouch ce qui s’était passé à Alger. Abasourdi par ce qu’il venait d’entendre et hors de lui, il déclara en colère : « Jamais ! Jamais je ne ratifierais une convention qui donnerait à la France une terre qui servirait de voie de communication entre Constantine et Alger et perdrait ainsi tous les avantages de la situation qui les circonscrit dans une zone limitée par la mer, la Chiffa, et les sommets de l’Atlas au dessus de l’oued Keddara » (30).
L’Emir, avec patience, devait, dès lors faire face à toutes les provocations. Ses agents, installés dans les places occupées par l’armée française au terme d’un accord, furent ignorés ou humiliés. Les populations qui voulaient le rejoindre pour y vivre sous son administration furent rudement traitées et détenues à l’intérieur des lignes françaises. Un charron qui travaillait pour l’Emir à Alger fut chassé par l’armée d’occupation. Un autre, représentant d’Abdelkader, un Français qui s’occupait de l’importation d’équipements industriels pour le compte de l’Emir, fut arrêté, jeté en prison et renvoyé en France (31). Les plaintes d’Abdelkader auprès des autorités françaises au sujet de toutes ces brimades reçurent une suite porteuse des intentions du gouvernement de Paris : il fut en effet répondu à l’Emir que le maréchal Valée était investi d’une
autorité illimitée et pouvait faire ce que bon lui semblait (32). Même le consul de l’Emir auprès du Gouverneur général à Alger, un Italien du nom de Garavini, ne fut point épargné. Garavini était également agent consulaire à Alger pour les Etats-Unis d’Amérique. Il faut souligner à ce propos qu’à l’époque, il était courant que les représentants accrédités auprès de puissances étrangères cumulent plusieurs charges ; ils n’étaient pas forcément citoyens du pays dont ils
représentaient les intérêts. En cela donc le choix se conformait aux pratiques du moment et n’avait rien de particulier. Garavini se vit décharger de sa mission par le maréchal Valée sans qu’au préalable Abdelkader eut été informé. Il s’agissait là d’un cas de violation flagrante de la souveraineté de l’Emir contre laquelle il protesta avec énergie, mais en vain.
Valée, voulant obtenir la ratification par l’Emir de l’accord arraché à Miloud Ben Arouch, envoya le commandant De Salles en février 1839 voir Abdelkader dans son quartier général à Miliana. Le maréchal était convaincu qu’il pouvait arriver à rallier l’Emir à l’interprétation française du traité de la Tafna. Abdelkader avait réuni, à l’occasion de la visite du commandant De Salles, tous ses khalifas et les fit assister à l’entrevue. Pour convaincre De Salles que sa position était celle de tous ses lieutenants, il demanda au conseil de décider, en sa présence, de la suite à donner à la démarche de l’envoyé du maréchal Valée. La réponse fut unanime : il n’était pas question de céder sur l’interprétation du traité dans sa version arabe ; tous les khalifas
exprimèrent leur volonté, au besoin, de reprendre les armes plutôt que de céder sur ce point (33). De Salles rendit compte des résultats de sa mission à son chef. Abdelkader écrivit à Louis Philippe pour l’informer de la situation ; mais dans le même temps, il y eut changement de gouvernement en France. Il n’y avait pas d’espoir donc d’attendre une quelconque réponse dans le climat politique trouble qui sévissait alors à Paris.
Quelque temps plus tard, le duc d’Orléans arriva en Algérie. Il prit part à l’expédition dite des « Portes de Fer » dont le but était une démonstration de force, une façon claire de signifier à l’Emir que les Français passaient outre au contenu de l’accord de la Tafna. Cette expédition avait été préparée de longue date. Elle devait joindre Mila à Alger. Le maréchal Valée, accompagné du duc d’Orléans, partit de Mila le 18 Octobre 1839 en direction de Sétif avec une colonne forte de 5 000 hommes. Dans le même temps, il créa une diversion en envoyant un contingent qui fit semblant de marcher sur Béjaïa. Les populations se précipitèrent pour assurer la protection de la ville, mais sa mission accomplie, le contingent rebroussa chemin et rejoignit la colonne principale commandée par le duc d’Orléans et le maréchal Valée. Celle-ci arriva à
Sétif le 21 octobre. Valée, pour tromper les chefs de tribu des contrées qu’il traversa, avait fabriqué un sceau au nom de l’Emir dont il revêtit des sauf-conduits également faux, affirmant ainsi, à ceux qui l’interrogeaient, que son expédition avait reçu l’aval d’Abdelkader. La lenteur des communications à l’époque et la difficulté de rentrer en contact avec l’Emir, qui était alors quelque part dans l’ouest du pays, explique la réaction tardive de son khalifa à la violation du traité par le maréchal Valée (34). Le duc d’Orléans, Valée et son armée traversèrent ainsi tranquillement le territoire des Beni-Mansour et, le 31 octobre, atteignirent le col de Ben Heni.
Ben Salem, khalifa de l’Emir en Kabylie, entre temps averti de l’approche de la colonne et pris au dépourvu, ne pouvait organiser une attaque d’envergure. Tout au moins fit-il tirer une salve d’honneur contre les troupes de Valée, partagé qu’il était entre le doute quant à l’authenticité de
l’accord qu’aurait donné l’Emir, et son devoir qui lui commandait de barrer le passage.
L’événement fut relaté ainsi : Le khalifa lança, chez toutes les tribus voisines, l’ordre
d’attaquer... Des Khachna, des Beni Khalfoun vinrent tirer quelques coups de fusil aux environs du pont de Ben-Hini.
Ben Salem envoya en même temps un message à l’Emir pour l’informer de la violation du territoire et attendit la réponse (35). Abdelkader, informé, ne tarda pas à réagir : En quarante huit heures, chevauchant jour et nuit, l’Emir atteignit Médéa ; le 4 Novembre il envoya le message suivant au maréchal Valée : « Nous étions en paix et les limites entre votre territoire et le mien étaient clairement définies, quand le fils du roi (duc d’Orléans) décida de se rendre de Constantine à Alger ; et cela a été fait sans me demander le moindre accord, sans même expliquer les raisons d’une telle violation de territoire. a rupture est de votre fait. Pour que vous n’ayez pas à m’accuser de trahison, je vous avertis que je me prépare à reprendre la guerre. Préparez-vous également. Avertissez vos voyageurs, vos garnisons, vos postes, en un mot,
prenez les précautions que vous jugeriez nécessaires(36). Il donna des instructions à tous ses khalifas pour les informer de la reprise des combats. Au khalifa de la Kabylie, Ben Salem, il écrivit en ces termes : « La rupture vient des chrétiens. Votre ennemi est devant vous, retroussez comme il faut vos vêtements, et préparez-vous au combat. De toutes parts le signal de la guerre est donné ; vous êtes l’homme de ces contrées.
Je vous ai placé là pour en fermer les issues. » « Gardez-vous de vous laisser troubler ; serrez votre ceinture et soyez prêts à tout. Grandissez-vous à la hauteur des événements, apprenez surtout la patience et la persévérance et que les vicissitudes humaines vous trouvent impassible. Ce sont des épreuves : Dieu les envoie ; elles sont attachées au destin de tout bon musulman qui s’engage à mourir pour sa foi et couronnera notre part de la victoire, s’il plaît à Dieu. Salutations de Abdelkader Ibn Mahieddine » (37). La trêve venait d’être rompue. La guerre durera encore huit ans. Elle ne prendra fin qu’en 1847.
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Les turcs à boghni

9 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #Histoire de la ville de boghni

Avant l'occupation Turque de la ville de Dellys en 1517-1518 par Kheir-eddine et de la ville d'Alger (1516), les Iflisen Umlil contrôlaient une partie du littoral allant de la rivière Sebaou jusqu'aux environ de Boumerdes , et les plaines de la Mitidja. Entre le Sebaou et l'Isser, il y avait 5 Aarchs sur le littoral composés de Isser el Widan, Isser Ouled Smir, Isser el Djediane, Isser Draoua et Zemoul.

Les Iflisen Umlil étaient ainsi pris en tenailles par les Turcs d'Alger et de Dellys qui progressivement vont les refouler dans le triangle qu'ils occupent aujourd'hui. Selon le témoignage de Hadj Aïssa (né vers 1795) de Tighilt Bugni (recueilli par Couvignon vers 1890), tout le triangle des Iflisen Umlil était une forêt vierge. Devant la pression turque, les Iflisen y avaient trouvés refuge.

Après la mort du Bey Mohamed en 1754, la confédération des Iflisen Umlil et celles de la caïdat de Boghni se soulevèrent contre le pouvoir turc. Le 16 juillet 1756, les Kabyles attaquent et détruisent le Bordj de Boghni, tuent le caïd Ahmed, et chassent les Turcs de cette garnison vers Alger. Le 25 août 1756, ils attaquent le Bordj de Bouira. Il a fallu trois colonnes turques, celle du chérif Agha, celle du Bey Softa de Titery, et cella du Bey de Constantine pour venir à bout de cette première insurrection initiée par les Iflisen Umlil. Une deuxième insurrection fut menée par les Iguechtoulen (At Smaïl) et At Sedka vers 1818, qui détruisent la garnison turque de Boghni (reconstruite auparavent).

En 1767, les Iflisen Umelil se mettent à nouveau en insurrection et refusent de payer l'impôt au Makhzen d'Alger. Les chefs des Iflisen Umlil étaient alors Khelif U-Buzid (amin des At Mekla), Hassan U-Rafa3 (amin des Iraf3en), Lhusin N Zamum (amin des At Amran). L'armée turque composée de 1 100 hommes (turques et goums arabes) fut anéantie.

Humilié par les Iflisen Umlil, le pacha d'Alger Mohamed ben Osman envoya l'année suivante (1768), l'armée la plus imposante qui eût encore opérée en Kabylie. Les Beys de Titery, d'Oran, et de Constantine reçurent l'ordre d'amener toutes leurs forces dans la région des Iflisen Umlil. La guerre éclata alors entre les Turcs et les Iflisen Umlil ; ce fût l'une des plus terribles guerres que cette confédération a due subir pour garder son autonomie. Ils avaient infligé une défaite désastreuse à l'envahisseur turque : 1200 Turcs et 3 000 Arabes furent tués. Son armée fut aux trois quarts décimée, et perdit les plus braves de ses guerriers, tel que l'agha El-Ourlis, le cheikh El-Arab el Hadj ben Gana, le cheikh du Bellezma Ferhat ben Ali, de la famille du caïd Cherif ben Mançour, Bel Kassem ben Merah, un des principaux chefs de la zmala et bien d'autres. Ces détails montrent bien l'importance de la défaite qu'avaient essuyée les Turcs devant les Iflisen.

Cependant Mohamed ben Osman avait fait opérer le blocus du pays des Iflisen, au moyen des postes (bordj) entourant de tous côtés leur triangle montagneux et il parvint ainsi à la réduire à la famine. Ce blocus, qui non seulement empêchait les convois de grains d'arriver dans la montagne, mais encore empêchait de cultiver les terres autre part que dans la montagne, força les Iflisen Umlil à conclure un traité de paix en 1769. Ce traité de paix a été signé par le Chef des Iflisen Umlil : Lhusin N Zamum. Il avait installé son azib au lieu qu'on appelle encore aujourd'hui "L'Azib n Zamum" (Ex. Haussonvillier actuellement Naciria). Pendant de longues années, Lhusin N Zamum sut maintenir la paix avec les Turcs et ce n'est que 25 ans après la conclusion du traité, que nous voyons de nouveau les Iflisen en insurrection.

par L'Hocine Ukerdis
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DCBoghni 3 CRBmekla 0:Le leader crache le feu

4 Mars 2011 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #sport

Pour le compte de la 16ém journée et premiere j de la phase retour le DCB n'a pas fait dans le detail pour venir a bout de mekla.c'est le deuxiem huis clos du leader,donc reste un autre face au JSTadmait lors de la 18j.pour les details du match c'etait impossible de les avoir ,on s'en excuse pour cela.

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